Ce dimanche 21 décembre eut lieu le second tour de la présidentielle en #Tunisie. Au terme duquel, Béji Caïd Essebsi, le candidat du principal parti tunisien, l'alliance laïque Nidaa Tounès, a revendiqué la victoire. Ce qui a directement suscité les contestations du camp adverse du président sortant, Moncef Marzouki, jugeant prématuré d'annoncer une victoire sans connaître les résultats officiels.

En effet, les résultats officiels n'ont pas encore été communiqués. Cependant, Béji Caïd Essebsi faisait office de favori pour ce second tour de la présidentielle. Son parti laïque Nidaa Tounés a déjà remporté les législatives il y a moins de deux mois, et sera donc chargé de former un gouvernement.

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Mohsen Marzouk, le chef de campagne d'Essebsi, a affirmé à la presse après la fermeture des bureaux de vote : «les indicateurs que nous avons (…) indiquent une victoire de Béji Caïd Essebsi», allant même jusqu'à dire que le scrutin sera remporté avec une marge confortable. Mohsen Marzouk n'a pas divulgué ses sources, mais elles proviennent probablement des observateurs généralement placés dans les bureaux de vote lors du dépouillement des bulletins.

Essebsi, au terme de cette journée, a remercié l'ensemble des citoyens tunisiens, et rendu hommage aux «martyrs» du pays dans une déclaration à la télévision nationale. Il a aussi clôturé officiellement la campagne, affirmant qu'il attendait désormais les résultats définitifs. Par ailleurs, il a adressé un message à son rival, le remerciant, et disant «l'avenir proche et lointain nous oblige à travailler ensemble pour la Tunisie».

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Contestations dans le camp de Moncef Marzouki

La réaction du camp adverse ne s'est pas fait attendre. Le président sortant Moncef Marzouki a immédiatement rejeté cette revendication de victoire, affirmant que rien n'est joué, étant donné que seulement «quelques milliers de voix» séparent les candidats.

Selon le directeur de campagne de Marzouki, Adnène Mancer, les déclarations du chef de campagne d'Essebsi sont sans fondements. Il a ensuite clairement dit que l'écart était «très serré», à compter en «milliers de voix» et non pas en dizaines ou centaines de milliers. De plus, il dénonce des violations commises, selon lui, en grand nombre par le camp Essebsi.

Dimanche soir, le seul chiffre officiel fourni était celui du taux de participation. À la fermeture des bureaux de vote, vers 18 heures, on estimait un taux de participation équivalent à environ 59%, en baisse par rapport à celui du premier tour de l'élection présidentielle.

Pour l'heure, aucun résultat officiel n'est disponible. L'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) souhaite, dans la mesure du possible, faire une annonce officielle des résultats ce lundi 22 décembre. Le vainqueur sera le premier chef d'Etat tunisien élu librement depuis l'indépendance obtenue en 1956. #Élections