Les récipiendaires du plus prestigieux prix mondial ont écrit une lettre ouverte dans le quotidien britannique The Independent afin de demander la libération de Raïf Badawi aux autorités saoudiennes. Le jeune homme qui fait face à sa deuxième séance de flagellation (50 coups de fouet), avait eu la chance de la voir être reportée pour des fins médicales le 16 janvier. Les 18 lauréats insistent sur le fait que la liberté d'expression est essentielle à la recherche.

Ils incitent les universitaires saoudiens à se lever pour la défendre. Dans leur texte, ils soutiennent que « l'Arabie Saoudite fait la promotion de son pays en tant qu'un centre de recherche scientifique en plein développement.

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» Comment peut-on faire de la recherche si on ne peut s'exprimer librement? C'est la question que pose les 18 chercheurs décorés. Ils ont même été jusqu'à dire que « si leurs homologues saoudiens ne se levaient pour défendre le jeune Badawi, ceux-ci seraient marginalisés par l'élite mondiale. »

Un passage s'adresse au président Jean-Lou Chameau, président du KAUST (King Abdullah University of Science and Technology). Les signataires écrivent que « le travail de coopération internationale avec l'institution pourrait être détruit en raison du manque de liberté d'expression régnant en Arabie Saoudite. » Les signataires continuent en soulignant « qu'ils avaient confiance de voir les voix influentes du KAUST se porter au secours du jeune homme puisque sans la liberté d'expression, aucune institution d'éducation supérieure est viable.

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Le jeune blogueur avait mis sur pied un forum destiné à échanger des points de vue et des opinions sans égard à la religion. Les dix années de prison auxquelles il a été condamné et les 1000 coups de fouet qu'il subira (par séances de 50 coups) sont hors de proportion pour avoir émis son point de vue.

Demain, Raïf Badawi, dont la femme est réfugié avec ses enfants à Sherbrooke, au Canada, devrait recevoir 50 coups de fouet à moins d'un nouveau report surprise pour des raisons médicales. #Loi