« L’#Internet Party US sera fondé et géré par des citoyens américains. Je serai en charge des Relations Publiques », a tweeté Kim Dotcom le 2 décembre 2014. « [L'Internet Party] sera le pire cauchemar qu’Hillary Clinton rencontrera en 2016.» 

Prévu pour le courant de 2015, le Parti de l’Internet est un dérivé du parti éponyme fondé en Nouvelle-Zélande par Dotcom, né en Allemagne sous le nom de Kim Schmitz. L’Internet Party NZ (Nouvelle-Zélande) avait pour ambition d’assurer au pays une transition vers l’ère numérique, avec tout ce que cela comporte comme défi technologique, moral et sociétal. La version américaine ambitionne de poursuivre les mêmes objectifs et de secouer la campagne présidentielle d'Hillary Clinton, la démocrate présentée comme gagnante aux élections nord-américaines de 2016.

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Parmi ses membres, on comptera, selon Dotcom, des personnalités célèbres œuvrant au sein des industries du net, de la musique et du cinéma. Dans son programme, on trouvera des propositions telles qu’un assouplissement de la législation relative à l’usage de stupéfiants ou une meilleure prise en charge des étudiants. Il sera également question d’entraver l’espionnage en ligne pratiqué par de nombreux gouvernements.

Ces questions ont une importance cruciale pour Kim Dotcom. Arrêté en 2012 pour association de malfaiteur, blanchiment d’argent et détournement de fonds, l’allemand avait vu son service d’hébergement de fichiers se faire retirer du net. Le FBI avait alors demandé son extradition vers les Etats-Unis, sans succès.

Ses détracteurs l’accusaient d’enfreindre les lois liées au copyright (USA) et aux droits d’auteurs (Europe).

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Ses défenseurs comparaient Megaupload à un simple service postal, transportant des données sans en connaître la nature.

Un mois après son arrestation, Kim était libéré avec une assignation à résidence. En janvier 2013, il lançait MEGA, une alternative à Megaupload mais, selon son slogan, beaucoup plus sécurisée.

Quand les anciens utilisateurs de Megaupload avaient exigé de pouvoir récupérer leurs fichiers, disparus avec la suppression de l’hébergeur, les autorités américaines les avaient invités à se tourner vers Dotcom. Plusieurs procès avaient par la suite révélé que ces accusations étaient erronées et que la saisie des biens du milliardaire charismatique était illégale. Le premier ministre néo-zélandais John Key avait même été jusqu’à présenter des excuses publiques, reconnaissant l’aspect illégal des surveillances opérées sur les communications de Dotcom.

C’est en janvier 2014 que Kim a fondé l’Internet Party. Durant sa campagne, le parti a organisé la vidéo-conférence « Moment of Truth » à laquelle ont participé les très controversés Edward Snowden (ancien informaticien de la NSA) , Glenn Greenwald (journaliste) et Julian Assange (Wikileaks).

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Et pourtant, malgré une alliance avec le parti Mana, le parti de l’Internet n’a récolté qu’1,26% de voix. Le minimum requis étant de 5%, il n’a pu entrer au parlement Néo-Zélandais.

Mais il espère que son pendant américain réussira mieux. Comme Kim Dotcom le tweetait récemment : « Quand vous faites des choses pour la première fois, vous faites des erreurs. La version béta du Parti Internet en Nouvelle-Zélande était une expérience enrichissante. »

La version américaine sera sûrement plus efficace. Et Kim, peut-être, pourra mettre en œuvre ce qu’il annonce dans une de ses chansons : « Sauvez le monde, encore, encore et encore ! »