Le dimanche 11 janvier, alors que la France toute entière descendait dans la rue pour affirmer leur position contre le terrorisme, la Belgique se voyait à son tour menacée : menaces de mort contre les forces de police, alerte à la bombe dans les locaux du journal Le Soir,...les faits étaient réunis pour générer une nouvelle psychose.

Tout compte fait, l'auteur de ces menaces répondait à un profil quelque peu incongru : Thierry Carreyn, 53 ans et sympathisant extrême-gauche. Responsable il y a quelques années de la pose d'une bombe au siège du parti nationalise belge Vlaams Belang, il aurait agit ces derniers jours afin de limiter l'exposition des attentats contre #Charlie Hebdo, ceux-ci faisant le jeu du Front National.

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Si ce fauteur de trouble a été mis de côté, il n'empêche que les interrogations à propos du terrorisme en Belgique restent d'actualité.

Les attentats parisiens

Amédy Coulibaly et les frères Kouachi sont les responsables des attentats ayant frappé Paris la semaine dernière. Ayant causé la mort de dix-sept personnes, ces terroristes se revendiquant de branche yéménite d'Al-Qaïda étaient organisés et équipés. Les dernières informations disponibles affirment que ces armes auraient été achetées à Bruxelles, près de la Gare du Midi pour moins de 5000 euros.

Arrêté pour trafic d'armes à Charleroi, un homme affirme avoir eu contact avec Coulibaly mais aussi avec Hayat Boumeddiene, compagne du responsable de la tuerie de l'Hyper Casher et désormais réfugiée en Syrie.

Coulibaly réclamant alors une voiture, le trafiquant aurait d'abord cherché à l'arnaquer.

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Ce n'est qu'avec l'annonce des attentats qu'il se serait décidé à parler à la police. L'agence Belga affirme qu'ont été retrouvées au domicile du prévenu des preuves concordant avec ses dires, mais aussi des preuves concernant les armes de Coulibaly.

Le fait de savoir qu'un réseau de trafic d'armes se trouve dans la capitale européenne n'est pas de bonne augure, et le peuple belge se pose tout logiquement des questions. D'autant plus que le pays vient à nouveau de subir des menaces.

Lucas Van Hessche

Originaire de Courtray, Van Hessche est âgé de seulement dix-neuf ans mais ose tout de même afficher ses opinions extrémistes en vidéo sur Facebook. Parti combattre en Syrie, celui-ci acclamait la semaine dernière les attentats contre Charlie Hebdo, la fusillade à Montrouge et la prise d'otage de la Porte de Vincennes. Il déclare à présent :

« Ceci est un message à la Belgique et à tous ceux qui combattent l'État Islamique. (...) Nous ne sommes pas une petite armée, comme vous essayez de le faire croire. Nous sommes un état qui est en train de s'étendre et qui arrivera en Belgique. Que vous le vouliez ou non. »

Cette publication a rencontré un certain succès, certains encourageant même ces propos.

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C'est donc dans un climat anxiogène que l'enquête autour du trafiquant d'armes est toujours en cours.

Addendum : Un assaut anti-terroriste vient d'être réalisé vers le centre-ville de Verviers (Belgique).Deux personnes auraient trouvé la mort, et une troisième serait blessée et aurait été arrêtée.

Ce serait vers dix-huit heures qu'aux environs du Palais de Justice, des détonations auraient retenti. Un témoin déclare : « J'ai vu débouler deux jeunes de 25 ou 30 ans d'origine maghrébine, habillés tout en noir et portant un sac de même couleur. » Les deux personnes semblaient toujours selon les termes du témoin « affolés ». #Union Européenne