La sécheresse actuelle au Brésil est sans précédent. La population désespérée peine à avoir un peu d'eau potable. Les habitants d'une commune près de Rio de Janeiro ont, quant à eux, trouvé leur solution. Ils occupent l'attention des caïmans, présents dans la rivière, afin de s'emparer de l'eau. Ils parviennent à la récupérer en piratant un canal de la compagnie de distribution de l'eau potable. Des habitants prêts à risquer leur vie pour avoir accès à ce qui est devenu littéralement l'or bleu au Brésil.

Une pratique devenue presque une tâche quotidienne. Ils font la file pour distraire les animaux affamés avec de la viande. Ils piratent le système et s'abreuvent illégalement. Non loin, les chantiers de construction des Jeux Olympiques de 2016 sont en cours. Une démonstration impressionnante du déséquilibre économique du Brésil.

Dans la ville de Sao Paulo, le rationnement a commencé. Dans les zones résidentielles, à Rio, ce n'est toujours pas le cas officiellement. Néanmoins, les baisses de pression et les coupures sont notables par moment.

Le branchement pirate nommé « bica dos jacarés » a été bricolé illégalement par les populations sans ressources sur le canal d'alimentation principal de la compagnie. Sous les conduites d'eau, se trouve l'égout de la ville où s'amoncellent par dizaines les animaux carnivores. Les habitants s'approchent de la connexion pirate avec des bâtons, en espérant ne pas avoir à les repousser.

Un ingénieur civil mentionnait que " cet endroit était un marécage auparavant et que l'expansion urbaine et la création d'une bidonville sans infrastructure d'égout à mener les gens à pirater les systèmes en place. "

La autorités de la ville de Rio ne font rien pour aider les populations pauvres. " Ces bidonvilles sont en train de détruire des endroits où l'humain ne devrait pas être ", dit l'ingénieur.

Mais, faute de mieux, où peuvent aller ces populations ? Si le seul endroit pour avoir accès à de l'eau est une connexion pirate au milieu de caïmans, ces moins fortunés iront là !