La présidente du Brésil Dilna Roussef porte, dans la continuité de ses nominations en regard à la ministre de l'Economie très appréciée des places de marché, son dévolu sur Katia Abreu pour l'Agriculture. Une image de l'agrobusiness prise en aversion par les écologistes. Elle a gagné en 2010 le surnom sarcastique de « tronçonneuse dorée », attribué par les agriculteurs sans-terre suivi de Greenpeace, l'organisation non gouvernementale qui joue un rôle dans la préservation de l'environnement. Les autochtones lui ont donné le nom évocateur de « Reine du déboisement ». Ils lui reprochent de favoriser l'extension de l'agrobusiness au dépens du développement agricole ainsi que de l'environnement.


Propriétaire terrienne importante, Katia Abreu a 52 ans, fait du Tocantins dans l'Etat amazonien, son lieu de prédilection. Elle évolue au parti du centre PMDB, de l'association gouvernementale, avec un rôle au Sénat depuis 2006.
Cependant, elle a débuté à droite sa reconnaissance politique. Avec le mandat renouvelé de Dilma Roussef commençant le 1er janvier 2015, elle devient l'unique femme à s'asseoire au ministère de l'Agriculture brésilien. Elle a été décriée, malgré le soutien des producteurs agricoles importants, par ses partisans pour être du parti des travailleurs (PT) de gauche. Une section du gouvernement depuis douze ans et dont elle reprochait vivement les actions. De plus, elle est prise en antipathie par les groupements de Sans Terre qui revendiquent une révision de la politique agraire en voyant dans sa mission une « tromperie » venant de Mme Roussef. Ils se sont dès lors accordés pour s'opposer fermement à sa gestion.

Une Dame de Fer brésilienne

Le tempérament volontariste de Mme Abreu fait qu'elle est couramment comparée à Margaret Thatcher, la première ministre britannique dénommée « Dame de Fer ». Elle se réclame du soutien politique de Mme Roussef en arguant qu'elle « refuse les rigueurs de la droite comme celles de la gauche ».
« J'aime la liberté et mon pays est une démocratie », s'est-elle exprimée sur un poste dans Twitter. Elle abandonne son poste de présidente en charge de la Confédération nationale Agricole et est une intégriste confirmée de l'agrobusiness qui forme 23,30 % du PIB brésilien.


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