L'eau, c'est la vie! L'eau permet de manger, de cuisiner, de se laver, c'est le bien essentiel le plus important de tous. Cependant, le Brésil est aux prises avec des sécheresses importantes depuis quelques semaines et des rationnements draconiens sont envisagés à Sao Paulo pour permettre à l'ensemble de la population d'avoir accès au minimum nécessaire pour vivre.

Si cette situation perdure, le directeur de l'entreprise de distribution de l'eau Sabesp, Paulo Massato, indique que « s'il ne pleut pas prochainement sur le système du réservoir de Cantareira, la solution serait un rationnement très lourd. » En alternance, les endroits qui dépendent de ce bassin auraient droit à deux jours avec de l'eau et cinq jours sans accès à de l'eau.

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Cinq jours sans eau potable, c'est long. M. Massalo reconnaît que sa solution est un peu drastique, « mais c'est mieux qu'une coupure complète. »

Le réservoir de Cantareira approvisionne plus de 20 millions de personnes dont 45% de la population de Sao Paulo. Le manque d'eau vient du fait que cette sécheresse est la pire en 80 ans. Une situation exceptionnelle qui exige des décisions draconiennes.

Les réserves du bassin Cantareira sont à leur plus bas niveau. Jamais, historiquement, il avait été aussi bas. Si c'était un cas isolé, les dirigeants brésiliens pourraient dormir plus tranquilles, mais les autres bassins hydriques sont également à un niveau critique.

Cette situation provoque la grogne au sein de la population. Les habitants se plaignent des coupures et des baisses de pression.

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Le gouverneur de São Paulo, Geraldo Alckmin, est fortement critiqué pour ne pas avoir débuté les rationnements plus tôt. Plusieurs croient qu'il a omis de le faire en septembre en raison de la campagne électorale afin de se faire réélire. Des travaux sont en cours pour alimenter le bassin de Cantareira avec d'autres sources, mais ceux-ci sont en retard. Ces problèmes touchent également les industries qui sont de grandes consommatrices de l'or bleu. Il se fait rare, très rare à Sao Paulo!