La commission indépendante contre la corruption et la discrimination, une organisation de la société civile, vient de saisir le patron de la police camerounaise pour lui faire part des informations selon lesquelles, des éléments de la police nationale, seront soumis aux procédures judiciaires disciplinaires pour avoir dans l'exercice d'une mission, commis des fautes.

Il s'agit de l'affaire « Sœur Rita de Jésus ». Une simple dame aurait pris comme bien d'autres, l'initiative de s'introniser comme « Sœur », donc chrétienne, membre d'une congrégation religieuse féminine. Cette dame que par ailleurs, l'Archevêque métropolitain de Yaoundé en personne ne reconnait pas, et confirme ainsi l'imposture.

Publicité
Publicité

Selon le professeur Shanda , président du Comicodi : « cette dame serait la cause directe du décès d'une citoyenne qu'elle a séquestré longtemps » .

Selon nos sources : « en exécution des instructions du procureur de la République, les policiers se seraient rendus à deux reprises dans le repaire de la fausse religieuse sise à Nsimalen pour l'interpeller. A chaque fois, elle aurait opposé une résistance farouche, lâchant des chiens contre la police et faisant intervenir sa milice personnelle composée de gros bras, de repris de justice, d'alcooliques et de loubards sans foi, ni loi. Cette horde de fous anarchistes auraint non seulement violenté les éléments de la police, mais, mieux, cassé le véhicule de la police à coups de pierre et de bâtons. Ils ont attaqué les symboles de la République ».

Publicité

Le président la commission indépendante contre la corruption et la discrimination a déclaré jeudi, à Blasting News que : « la fausse Sœur emmenée finalement dans les locaux de la police judiciaire, aurait été déchargée par un commissaire de police, sans aucun respect des procédures usuelles en la matière. Cette hors-la-loi, en dépit de nombreuses charges potentielles : faux et usage de faux, abus de confiance, homicide involontaire, non assistance à personne en danger a quitté les locaux de la police saine et sauve sur ses deux pieds, en menaçant, proférant des injures ».

Le lendemain, « Sœur Rita de Jésus » portera plainte contre les éléments de la police pour : « torture, maltraitance, bastonnade ». Des « accusations imaginaires », selon les éléments de la police qui l'ont interpellé.

Au #Cameroun, on assiste à une prolifération des individus qui ont trouvé dans les incantations religieuses un stratagème facile pour l'enrichissement, le trafic et les transactions les plus illicites.

Publicité

Le phénomène est allé croissant et on trouve ces charlatans partout sur le territoire. Non contents d'ignorer la loi, ils entretiennent des centres de santé illégaux dont la plupart sont des mouroirs, procèdent à des lavages de cerveaux et volent des biens des simples esprits, orchestrant au passage de nombreux divorces à coté d'autres drames indescriptibles dont des détournements des mineurs.

Le COMICODI a condamné dans le cas de l'affaire « Sœur Rita de Jésus », des interventions ordonnées ou désordonnées mais méthodiques et récurrentes, des personnalités hauts placées de la République.

Chaque jour, des citoyens nantis des titres ronflants, interfèrent dans le travail de la police pour influencer les procédures en cours, et repartent avec des mis en cause et des délinquants qu'ils ne représentent jamais.

La situation actuelle des éléments de la police judiciaire malmenée parce qu'ils ont interpellé une faussaire qui de surcroit, est auteur de nombreux forfaits matériels établis, fait dire au COMICODI que « c'est la sécurité des citoyens qui en sort amoindrie et détruite, c'est la loi qui est battue en brèche, c'est la police qui est souillée et humilié, et c'est le pays qui est plongé dans l'anarchie » #Afrique