La situation d'insécurité aujourd'hui dans le Mayo-Tsanaga, Extreme-Nord #Cameroun, inquiète particulièrement les femmes. Vazda Jzanine, enseignante et présidente de l'Association pour le Progrès des Attitudes Maternelles(APAM), en est leur voix. Interrogée par le correspondant de Blasting News, Vazda indique que "les activités socioéconomiques connaissent un coup dur. Les paysans ont du mal à récolter des champs. De fait, des mesures de restrictions et d'interdiction de circuler à moto dans les zones rurales et la peur pour ceux en zones frontalières. Les populations traversent une période difficile. Non seulement elles vivent dans une psychose, la famine plane sur le département alors qu'on dénombre beaucoup des déplacés camerounais des zones frontalières installés dans les familles des proches et connaissances à l'intérieur".

Selon la présidente de l'APAM, "c'est angoissant et même traumatisant, cette situation que nous vivons en ce moment". Dans la localité du Mayo-Tsanaga, élèves et maitresses vivent avec la peur d'aller à l'école.

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Les populations, ces gens en détresse qui ont tout perdu, des familles parcourent des centaines de kilomètres à pieds, bagages sur la tête. Parmi-eux, des femmes et des enfants. Des scènes alarmantes qui donnent la chair de poule. "J'ai les larmes aux yeux lorsque j'observe les femmes enceintes porter deux à trois enfants, bravant tous les aléas climatiques tels que le froid. Ces femmes et enfants passent des nuits sous l'arbre et à l'air libre", confie Vazda Jzanine. "Je me rappelle ce triste souvenir, plus de cinq femmes enceintes ont accouché une nuit à l'air libre à l'esplanade de la sous-préfecture de Mokolo. Au milieu des milliers de réfugiés nigérians sous le froid, sans assistance", explique la présidente de l'Association pour le Progrès des Attitudes Maternelles(APAM).

Vazda Jzanine a enfin indiqué "lorsque même je leur ai apporté un peu de bouillie et des vieux habits, on ne sait à qui servir et à qui laisser?".

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Face à la situation d'insécurité dans l'Extreme-Nord Cameroun,les populations déplacées disent n'avoir que Dieu comme espoir pour renverser la tendance.