L'armée camerounaise est parvenue lundi matin à repousser les éléments de Boko Haram qui ont attaqué la localité de Kolofata dans l'Extrême-Nord du pays.

Selon les sources sécuritaires, les membres de la secte islamiste ont attaqué tôt ce lundi matin, un camp du Bataillon d'Intervention Rapide situé dans l'enceinte de la sous-préfecture de Kolofata, village du vice-premier ministre camerounais, chargé des relations avec les Assemblées.

Au cours d'intenses combats qui se sont déroulés vers 4 heures du matin, le caporal chef Bella Onana a perdu la vie au cours de ces durs affrontements.

Du coté de Boko Haram, les sources sécuritaires camerounaises parlent d'importants dégâts matériel et en vies humaines.

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Lundi, jusqu'à 11 heures temps universel, le décompte des assaillants tués et du matériel détruit était encore en cours.

L'attaque de la localité de Kolofata, frontière avec le Nigéria, survient après quelques jours de répit.

Durant sept jours, aucune attaque de Boko Haram n'a été enregistrée dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun, zone d'intenses combats qui se sont multipliées, depuis janvier 2014, obligeant l'armée camerounaise, à engager pour la première fois des frappes aériennes.

De sources sécuritaires affirment que « Boko Haram aurait rappelé ses émirs (chefs de zones) installés le long de la frontière avec le Cameroun entre l'Etat de Borno et la région de l'Extrême-Nord ».

Lors des dernières attaques de Boko Haram le 05 janvier dernier, un caporal de l'armée camerounaise avait trouvé la mort à une des entrées de la ville frontalière de Kolofata.

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Ledit Caporal était tombé dans une embuscade tendue par des combattants de Boko Haram. Son unité, en provenance de Mora, localité voisine située dans le front du combat, allait ravitailler un poste militaire situé à quelques kilomètres de Kolofata.

Le 7 janvier 2015, Abubakar Shekau, le chef de fil de Boko Haram, avait personnellement menacé dans une vidéo, le président camerounais Paul Biya.

Abubakar Shekau avait promis au dirigeant camerounais de mener des attaques aussi violentes au Cameroun qu'au Nigeria, où le groupe islamiste étend son emprise.

Pour sa part, Paul Biya a appelé jeudi dernier la communauté internationale, à une mobilisation générale contre le terrorisme et à combattre sans réserve le groupe jihadiste de Boko Haram qui sème la terreur dans la sous-région Afrique Centrale.