C'est une enquête exclusive de Blasting News sur les pratiques déviantes et amorales des hautes personnalités de la sphère publique au Cameroun qui découvre le jeune Ibrahim Charles dans sa cellule à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé, capitale politique Camerounaise.

Ibrahim Charles, affamé, squelettique, dénué de ses vêtements et sans visites, dort à même le sol et souffre de typhoïde. La voix à peine audible, Ibrahim Charles a indiqué au reporter de Blasting News que : « je suis victime d'un scandale de mœurs, d'arrestation et séquestration arbitraire et trafic d'influence susceptible d'être avilissant pour l'image de marque du Cameroun en général et en particulier pour le statut d'un membre du gouvernement camerounais ».

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Les lèvres sèches, les yeux hagards et visiblement très fatigués, le jeune homme de 22 ans raconte que son séjour à la prison est caractérisé par des bastonnades et corvées multiples.

« Je ne suis pas sûre de sortir d'ici vivant. Ma famille n'est même pas au courant de ma détention depuis un an. C'est mon adversaire qui est allé me chercher dans mon village au Nord pour venir servir chez lui comme garçon de courses et majordome. Entre le 3 février 2014 et le 7 avril 2014, je suis passé dans différentes cellules des brigades de gendarmeries de Yaoundé ».

Déféré le 7 avril 2014 à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé, après deux mois passés dans les cellules, pour « une fallacieuse histoire de vol de bijoux d'une valeur de 8.000 000 FCFA appartenant à dame KOULTSO UMI HAOUA; épouse du ministre camerounais -Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants et Victimes de Guerre » ; raconte Ibrahim Charles, « la vérité est que je suis plutôt victime d'un harcèlement sexuel de la part de dame KOULTSO UMI HAOUA depuis trois ans. Face à mon refus de se soumettre à la pression de KOULTSO UMI HAOUA, elle m'a collé l'histoire de vol de bijoux dans laquelle je ne me reconnais pas. Jusqu'ici, je n'ai pas eu le courage de dire la vérité à son mari parce que c'est lui qui m'a amené du village étant très jeune. J'avais douze ans. Depuis l'âge de dix-huit ans, sa femme ne cesse de m'harceler pour faire l'amour avec elle alors même que j'ai l'âge de son petit fils ! Si cette histoire sort, elle va me tuer».

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Les sources proches du ministre -Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants et Victimes de Guerre ont déclaré au reporter de Blasting News que : « le ministre Koumpa Issa a promis faire libérer le jeune Ibrahim Charles, mais l'épouse s'est opposée ».

Depuis son incarcération, l'affaire qui se déroule au Tribunal de Première Instance de Yaoundé, Centre administratif a déjà été renvoyée plus de quatre fois, a appris le reporter de Blasting News.