L'affaire se passe à Bertoua, dans la capitale régionale de l'Est #Cameroun. Les faits remontent à la soirée du 15 décembre 2014. Selon les témoins : « Le patron régional des douanes camerounaises gare son véhicule à l'entrée d'un magasin pour faire ses courses dans une agence de téléphonie mobile. Les responsables du magasin Socopral lui demandent de déplacer sa voiture pour laisser stationner un camion chargé de sucre en provenance de la région voisine. Le douanier courroucé menace et fait appel à ses collaborateurs pour un contrôle inopiné. Usant et abusant de son pouvoir, ce haut fonctionnaire des Douanes Camerounaises s'empare du dossier du véhicule et appelle la police ».

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A leur tour, les responsables du magasin Socopral joignent par téléphone la commission indépendante contre la corruption et la discrimination qui fera intervenir le patron régional de la police camerounaise. Selon les témoignages recueillis sur place par Blasting News : « le chef secteur régional des douanes de l'Est, très en colère, fait intervenir ses copains policiers, qui embarquent manu militari le responsable du magasin Socopral de Bertoua ainsi que le conducteur et son assistant ». Selon nos sources, les trois interpellés ont été bastonnés à coups de matraques et jetés en cellule comme des vulgaires malfrats. Ils ne recouvrent la liberté qu'à la suite d'une intervention musclée du commandant de compagnie de gendarmerie de Bertoua appelé en urgence. En dépit du dossier complet du camion de marchandises et de ses occupants, le douanier au pouvoir fou posera les scellés sur le container, bloquant ainsi pendant des jours le véhicule et son contenu.

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Même le préfet, autorité locale, représentant du chef de l'Etat informé, n'arrivera pas à faire plier le zèle du responsable des douanes de la Région de l'Est Cameroun. Ce dernier quittera même la ville de Bertoua pour se rendre à Yaoundé, la capitale camerounaise, afin de suivre les travaux de construction de son triplex.

Interpellant la Directrice générale des Douanes camerounaises, le Président de la Commission, le Professeur Shanda Tonme, diplomate et Médiateur universel a qualifié le comportement de ce fonctionnaire des douanes comme : « pire que Boko Haram et pire que tous les terroristes du monde ». Le médiateur universel a indiqué qu' « à lui seul, il peut mettre le feu au pays et bouleverser l'ordre public, après avoir montré une insubordination totale et impensable face aux autres pouvoirs d'Etat ».

La commission indépendante contre la corruption et la discrimination exige « une enquête totale et sérieuse avec des sanctions au bout du processus ».

Au moment où nous bouclions cette dépêche, le camion de marchandises est toujours sous scellé.

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Le responsable régional des douanes exigerait, d'après nos sources, « du chef d'agence du magasin SOCOPRAL, un pourboire pour les policiers et les agents de douane venus saisir la cargaison ». Le premier ministre s'est saisi de l'affaire et les prochains jours nous édifieront.