Le 12 janvier 2010, plus de 200 000 personnes sont mortes lors d'un terrible tremblement de terre à Haïti. L'île des Caraïbes a été dévastée et s'est surtout retrouvée sans ressources. Qu'en est-il de la situation des Haïtiens cinq ans plus tard ? Tout n'est pas encore rose dans le pays le plus pauvre des Amériques.

Dans les rues, il y a toujours les débris et restes de 25 % des édifices détruits en 2010. Le quotidien des 79 000 habitants de l'un des 105 camps où vivent les personnes sans maison se résume à promiscuité, surpopulation, manque d'accès à l'eau potable et violence sexuelle. Malgré l'aide apportée, Haïti demeure un lieu sans sécurité où les citoyens vivent souvent dans des tentes ou des abris de fortunes construits avec des bâches ou des panneaux métalliques.

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Cette surpopulation et cette promiscuité entre les personnes rendent les choses encore plus difficiles. En effet, depuis 2010, le pays est dévasté par une épidémie de choléra qui a tué plus de 8000 personnes et qui en a infecté plus de 700 000 à ce jour. Le manque de salubrité rend la reconstruction très difficile en raison des problèmes médicaux.

Les résultats tardent à se concrétiser

Il est facile de critiquer l'avancement des travaux, mais il faut comprendre qu'en 2010, plus de 50 centres médicaux, 1300 écoles et 105 000 résidences avaient été complètement détruits. Il est difficile de soigner des personnes si les centres médicaux sont hors d'usage.

Jusqu'à maintenant plus de 7,6 milliards de dollars ont été versés en aide humanitaire et internationale pour aider le pays à sortir de sa torpeur et lui permettre de reconstruire ses infrastructures.

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Cependant, plusieurs observateurs critiquent le manque de visibilité des résultats.

Le Canada est le deuxième plus important donateur en aide internationale en Haïti après les États-Unis. D'ailleurs, un grand rassemblement a eu lieu à Montréal le 13 janvier dernier afin d'amasser des fonds pour aider ce pays qui cicatrise encore ses plaies. Bien que les politiciens semblent optimistes, il est évident que les habitants qui doivent survivre chaque jour sont encore loin de voir la lumière au bout de leur tunnel.