Autrefois vénérés par la population et véritable symbole de l'esprit américain que rien ne peut arrêter, les flics « cowboys » sont en quelques mois devenus les ennemis n°1 aux #Etats-Unis. Et pour cause : une série d'assassinats de plusieurs jeunes hommes, majoritairement noirs de peau, par des forces de l'ordre qui se sont réfugiés derrière la légitime défense pour justifier leurs actions. Retour sur ces victimes qui ont dévoilé un autre visage de la police au peuple américain.

Michael Brown, l'étendard de la cause

C'est le 9 août dernier que Michael « Mike » Brown, jeune Noir de 18 ans, est tombé sous les balles d'un policier de la ville de Ferguson.

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La raison ? Plusieurs mois après les faits, ils n'ont en réalité pas été complètement élucidés. Darren Wilson, le policier qui a tiré, maintient que Mike l'aurait agressé s'il ne l'avait pas arrêté. Des témoins ont cependant contredit sa version en affirmant que le jeune homme n'était pas armé et se tenait les mains en l'air face au policier. Quoi qu'il en soit, Darren Wilson ne sera pas poursuivi par la justice, un jury populaire ayant reconnu la légitime défense. Mais voilà, depuis ce drame tragique, la communauté afro-américaine, d'ordinaire plutôt discrète, est descendue dans la rue. Des émeutes ont éclaté un peu partout dans plusieurs villes du pays, dont Ferguson et New York. Le peuple s'est levé dénoncer les violences commises par les policiers, en particulier sur les Noirs et citoyens de couleur.

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Les victimes s'enchaînent

Michael Brown a été la première victime d'une série qui n'a pas fini de faire polémique depuis quelques semaines. Tamer Rice (12 ans), Eric Garner (43 ans, père de famille) et Aikai Gurley (28 ans) ne sont que quelques noms parmi les dizaines de victimes de violences policières recensées aux Etats-Unis chaque année. Et s'ils sont plus particulièrement visés à cause d'un racisme ambiant, les Noirs et les latinos ne sont pas les seuls : il y a quelques semaines, à New York, des passants avaient filmé l'intervention policière contre un petit dealer de marijuana. Un policier avait littéralement écrasé sa tête avec sa chaussure pour le garder au sol. Autre fait : une femme enceinte qui transgressait la loi en faisant un barbecue sur son trottoir a été violemment maîtrisée par un policier qui lui serré la taille avec son bras. Cette semaine, c'est donc le meurtre d'une jeune fille blanche de 17 ans dans un commissariat de police qui démontre que les bavures policières n'ont pas de couleur de peau.

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Les « cops » sont pourtant également les victimes de ce genre d'agissements : en décembre, deux policiers ont été abattus par un jeune Noir, qui souhaitait la vengeance de Mike Brown et Eric Garner. Darren Wilson, le policier qui a tué Mike, a lui été littéralement lynché par la presse et une majorité des citoyens, d'autant plus lorsqu'il a été jugé innocent. Son état psychologique l'a forcé à quitter la police et à vivre reclus chez lui. Si l'usage des armes à feux étant plus libre pour les forces de l'ordre outre-Atlantique que chez nous, ne faudrait-il pas pour autant le régulariser pour éviter à l'avenir que l'Amérique ne retourne au temps du far west ?