Le bras de fer auquel participe les Démocrates et les Républicains à Washington continue. L'oléoduc Keystone XL en était le sujet aujourd'hui. Fermement opposé à la construction du pipeline, #Barack Obama a vu le Sénat à majorité républicaine approuver le projet de construction proposé par la corporation TransCanada le 29 janvier dernier. Les motifs environnementaux ne semblent pas avoir convaincu la droite américaine de ne pas aller de l'avant.

Ils étaient 62 sénateurs contre 36 à avoir voté en faveur de la réalisation immédiate du projet transfrontalier. Le pipeline partira de l'Alberta au Canada pour descendre à travers les États-Unis jusqu'au Texas dans le sud.

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Dans ce bras de fer que mènent les deux partis politiques, les Démocrates voient l'aspect environnemental, les Républicains, à leur habitude, se concentrent sur les bienfaits économiques. D'une manière ou d'une autre, ce vote ne veut pas dire que Keystone XL est en construction car Barack Obama a déjà déclaré qu'il opposera son veto au début janvier.

En attente depuis 2008, le projet qui permettra de réduire la dépendance des États-Unis au pétrole du Vénézuéla et du Moyen-Orient via les sables bitumineux de l'Alberta est devenu un enjeu partisan.

L'argument principal en faveur de l'oléoduc est économique. Des milliers d'emploi sur les deux années de construction et une sécurité accrue par rapport au transport ferroviaire sont les deux points en faveur.

Pour les environnementalistes, Keystone XL risque d'être dévastateur.

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Le cauchemar de la rivière Kalamazoo en 2010 dans l'État du Michigan est cité en exemple. Les fuites de pétrole de cette tragédie ne sont toujours pas totalement nettoyées.

L'argument protectionniste est également amené par l'administration Obama. Pour eux, « les États-Unis n'ont jamais fait de fleurs à une entreprise étrangère et ce n'est pas maintenant qu'ils commenceront ».

Il est vrai que l'exploitation des sables bitumineux pollue énormément et que l'extraction du pétrole provoque des émissions de gaz à effet de serre en grande quantité. Le vrai débat devrait être justement sur l'aspect vert du projet et non les enjeux partisans.