Il est difficile de tracer la ligne de la responsabilité dans le cas des déficiences mentales. L'État de la Géorgie aux États-Unis a pris une position claire à ce sujet. La démonstration du doute raisonnable incombe à l'accusé. Warren Hill, 54 ans, est mort suite à une injection létale ce 26 janvier au pénitencier de Jackson.

La Cour suprême avait approuvé l'exécution une heure à peine avant celle-ci lors du dernier recours que possédait le prisonnier avant d'être tué. Pourtant, la jurisprudence laissait croire que le détenu aurait pu continuer à vivre. En 1986, la Géorgie avait interdit la mort des personnes démentes évoquant le huitième amendement qui proscrit "le châtiment cruel et inhabituel".

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En 2002, elle avait également pris position contre l'exécution des handicapés mentaux stipulant que leur déficience mentale "ferait courir le risque d'une exécution arbitraire".

L'espoir des représentants de Warren Hill reposait sur la décision de la Cour suprême de l'an dernier qui avait dit "qu'on ne pouvait pas évaluer le retard mental ni décréter à partir de quel quotient intellectuel un prisonnier était considéré comme déficient intellectuel, sans soulever un risque inacceptable d'exécution anticonstitutionnelle".

Brian Kammer, avocat de M. Hill, a qualifié cette exécution "d'abomination". "Le système judiciaire a laissé se produire une erreur grotesque et la mémoire de M. Hill sera une tâche morale pour les tribunaux géorgiens", déclarait-il par communiqué.

Passant les 24 dernières années dans le couloir de la mort, Warren Hill n'était évidemment pas un enfant de cœur.

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Il avait tué un prisonnier avec une planche à clous en 1990 lors d'une peine à perpétuité pour le meurtre de sa femme. Cependant, les avocats ne se battent pas sur le fait qu'il était coupable ou non de ces actes, mais sur sa capacité à comprendre le monde autour de lui en raison de son quotient intellectuel établi à 70.

L'ex-président américain Jimmy Carter avait invité les instances juridiques à commuer la peine de M. Hill. Une personne ayant un retard mental peut-elle comprendre et être responsable de ses actes, ou est-elle un enfant éternellement? C'est la question qui tue! Dans tous les cas, Warren Hill, ne pourra y répondre. #Justice #Loi