La Française Florence Cassez entreprend un recours contre l'ancien président mexicain Felipe Calderon, le sénateur et ancien secrétaire particulier de Calderon, Roberto Gil et les ex-ministres de la Sécurité publique et de la Justice, Genaro Garcia Luna et Daniel Cabeza de Vaca. Ses demandes : 36 millions de dollars en dommages moraux pour avoir détruit sa vie. La femme a passé sept ans derrière les barreaux au #Mexique pour finalement être libérée en 2013.

Son avocat, Me José Patiño Hurtado, présente la plainte pour atteinte à ses sentiments, à sa réputation et à son honneur. « Ils ont tué la vie de Florence Cassez », dit-il.

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L'avocat estime que « toutes ces personnes était en position d'autorité et qu'elles n'ont rien fait pour empêcher les actes illicites d'être commis. »

Mais la femme qui a maintenant 40 ans ne s'arrête pas là. Elle vise également la chaîne Televisa pour la mise en scène présentée comme une arrestation en direct. Il faut se rappeler que Televisa avait créé la mise en scène d'un enlèvement et d'une arrestation et avait induit la population en erreur en la présentant comme un événement en direct.

Pour l'ex-président Calderon, cette affaire est devenue emblématique de sa lutte contre le crime organisé. Il a maintenu la ligne dure afin de paraître fort face aux trafiquants de drogue. Il risque de devoir payer pour cela! Il aura fallu plus de sept à Florence Cassez pour gagner sa cause en Cour suprême en janvier 2013.

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Les relations diplomatiques entre la France et le Mexique avait souffert et des groupes d'appui à la Française avaient été organisés un peu partout dans le monde.

Rappel des faits

Florence Cassez avait été arrêtée sur une route au sud du Mexique en compagnie de son ex-compagnon mexicain Israel Vallarta le 8 décembre 2005. Televisa a diffusé une mise en scène. Florence Cassez est condamnée à 96 ans de prison. En 2009, sa condamnation est diminuée à 60 ans. Le transfert dans les prisons françaises s'est buté à des obstacles et la femme est demeurée dans les centres de détention mexicains. Des protestations et des mouvements d'appui en France et au Canada se sont organisés. Finalement, en janvier 2013, elle est revenue dans son pays après une longue bataille juridique.