La mainmise militaire isralienne en Palestine pourrait bien connaître un coup de mou dans les mois qui viennent.... En effet, Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité Palestienne, a eu la bonne idée de signer la demande d'adhésion de son Etat à la Cour Pénale Internationale. Une démarche qui devrait prendre soixante jours avant d'aboutir. En attendant, la #Palestine prépare consciencieusement un dossier solide pour poursuivre les responsables militaires israéliens, accusés d'avoir perpétré des crimes de guerre depuis le 13 juin 2014, date qui fut le point de départ d'une vaste opération d'arrestations et d'assassinats menée par l'Etat d'#Israël et ayant mené à la guerre de Gaza.

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Les Palestiniens seront en droit de déposer leur plainte auprès du Tribunal de La Haye à partir du début du mois d'avril si leur demande d'adhésion aboutit, en sachant qu'aucun Etat ne peut se mettre en travers de celle-ci. La date du 13 juin 2014 a été choisie car "l'enquête de la commission de l'ONU sur les violations des lois humanitaires internationales et des droits de l'Homme commises durant la guerre à Gaza cet été a commencé au début du mois de juin." selon Chaawan Jabbarine, l'une des figures des droits de l'Homme en Cisjordanie.

Cet été, l'Israël et la Palestine sont retombés dans un cycle de violence, entraînant notamment de nouvelles offensives israéliennes, aériennes et terrestres, sur la bande de Gaza. Près de 2200 Palestiniens, des civils en très grande majorité, ont trouvé la mort, tandis que près de 2000 Palestiniens ont été arrétés en Cisjordanie et à Jérusalem.

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Côté Israëlien, ce sont près de 70 soldats qui ont été tués durant ces conflits... La Cour Pénale Internationale est habilité à poursuivre en justice tout crime de guerres, génocide et crimes contre l'humanité perpétrés depuis le 1er juillet 2002, date de la signature du Traité de Rome, ratifié par 122 Etats. La Palestine serait ainsi le 123ème Etat membre de la CPI, auquel ne figure pas Israël. Le souci pour l'Etat Israëlien est que si cette démarche aboutit, la Palestine pourrait le poursuivre pour tous les crimes perpetrés depuis le 1er juillet 2002, sans oublier l'occupation...

En réponse à ces accusations, Benjamin Netanyahou a déjà fait savoir qu'il s'opposerait à toute poursuite visant son armée : "Nous ne permettrons pas que les soldats et les officiers de Tsahal soient traînés devant le tribunal de La Haye.". Plus encore, le Premier Ministre Israélien a annoncé le gel du versement de 100 millions d'euros de taxes dues à l'Autorité Palestinienne. Une sanction économique soutenue par les Etats-Unis.

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Et c'est pas fini, comble de la situation, un communiqué de presse adressé à l'AFP par le gouvernement israélien soulignait que "ceux qui devaient craindre des poursuites étaient les responsables de l'Autorité palestinienne qui opèrent au sein d'un gouvernement d'union avec le Hamas, une organisation terroriste.".

Seulement voilà, quelle est la différence entre l'armée israélienne et le Hamas ? Organisation terroriste pour certains, front de résistance pour d'autres, l'étymologie diffère selon la position politique. Mais au final, le résultat reste la mort de milliers de civils innocents, dont les cris ne peuvent faire écho dans ce marasme géopolitique désastreux... Le conflit israëlo-palestinien n'a cessé d'être un conflit entre un oppresseur et un opprimé. Aujourd'hui, alors que la Palestine entreprend enfin une démarche qui lui permettra de se défendre au niveau juridique, avec l'appui de l'ONU et de la CPI, l'Israël sanctionne économiquement. Comme quoi, la mauvaise foi n'est pas forcément une question de religion...