La menace la plus importante est dorénavant levée dans la centrale endommagée de Fukushima. Des employés de Tepco sont parvenus au retrait du combustible nucléaire. Une longueur d'avance qui nécessitera d'autres efforts considérables.
« C'est une progression capitale », s'est contenté le directeur de la centrale devant les médias samedi 20 décembre. Akira Ono s'est empressé de rajouter : « l'activité de démantèlement se poursuit », considérant l'importance du travail gigantesque restant à accomplir.
Malgré tout, la réussite de cette intervention importante, qui s'est étalée sur une période d'environ un an, est une remarquable nouvelle et un cadeau pour ceux qui ne pensaient pas concevable que cette tache soit menée à bien par Tepco (Tokyo Electric Power), sans un impair, se référant aux différends précédents.


« Il y a eu pour ce coup un important travail de consécration », précise un spécialiste du secteur de façon anonyme. Selon lui, « Tepco connaissait absolument l'ampleur du défit et les risques qui en ressortent ».
« Les responsables de la compagnie ont pris conscience que la sécurité était un élément prioritaire », annonçait à l'AFP l'américaine Barbara Judge, ex-présidente de l'autorité nucléaire (Royaume-Uni) il y a quelques mois de ça. Elle est de même conseillère auprès de Tepco.
« Le projet d'extraction du combustible usé qui sévit dans la piscine du quatrième réacteur en est l'exemple majeur, dans l'étape primordiale de démantèlement afférant à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Il est élaboré simultanément sur le plan opérationnel et celui de la sécurité », ajoute-t-elle.


En novembre 2013, au début de l'extraction, se trouvaient dans la piscine 1333 assemblages dont deux devaient être ôtés pour des examens et l'élaboration de tests. Le tout comprenant 1331 assemblages usés plus 202 neufs. Tepco avait auparavant soumis, il y a plusieurs semaines, que les modèles usés avaient été enlevés pour laisser la place au neufs. Tous ont en conséquence été déployés en un endroit plus sécurisé, dans un bassin différent de désactivation situé sur le site, dans l'éloignement des réacteurs endommagés le 11 mars 2011 par le tsunami.

40 ans de démantèlement

En procédant à l'extraction sans accident du combustible nucléaire, Tepco a annihilé un danger important : dans le cas où la piscine impacterait une catastrophe identique, en raison d'une réaction sismique ou un tsunami, les dégagements en masse de matières radioactives se réitéreraient, en conséquence de l'impossibilité de procéder au refroidissement du combustible.
Tepco considère qu'il sera possible de démanteler le site au bout de 40 ans.
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