TransCanada est en voie de produire l'oléoduc Énergie Est qui traversera le Québec d'est en ouest sur une distance de 724 kilomètres. Plusieurs détracteurs le voient comme une grande menace pour l'environnement. D'ailleurs, le 28 janvier dernier, une étude a été déposée démontrant que le projet de la corporation TransCanada pourrait avoir des conséquences désastreuses. Le système de sécurité ne peut détecter les failles de moins de 1,5 % du débit.

À première vue, 1,5% c'est bien peu! Mais non, c'est l'équivalent de 2,6 millions de barils de pétrole par jour! C'est énorme! L'étude menée pour des municipalités du Québec vient démontrer que TransCanada doit retourner faire ses devoirs.

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Les experts disent que bien que l'étude ait été produite pour certaines municipalités du pipeline, les résultats s'appliquent pour l'ensemble de l'oléoduc. Ce sont 1893 propriétaires terrestres qui pourraient voir cette quantité de pétrole être déversée sur leur terre.

Les systèmes de surveillance sont défaillants. Les deux firmes disent que « plusieurs semaines pourraient s'écouler avant de se rendre compte d'une fuite de moins de 1,5 %. » À 2,6 millions de barils par jour, l'environnement n'a pas le luxe d'attendre si longtemps.

De plus, les deux firmes viennent critiquer l'utilisation de produits diluants dont TransCanada ne veut pas révéler les noms. Les experts mentionnent que « ces diluants sont hautement toxiques et qu'ils ont été identifiés comme la source de problèmes de santé graves lors de déversements passés. »

La rapport n'est pas tendre pour TransCanada qui est le promoteur de l'oléoduc Keystone XL également. Il y est indiqué que si un déversement avait lieu dans un marais ou une tourbière, les conséquences seraient une pollution chronique des lieux.

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L'Office national de l'énergie du Canada aura le mot final sur ce projet. Cette étude risque d'alimenter les discussions sur le bien-fondé de ce pipeline. Avec Keystone XL et Énergie Est, la corporation TransCanada a deux grands projets aux enjeux environnementaux immenses qui sont dans les mains des politiciens. Pour une fois, que l'environnement et la sécurité passent avant l'argent!