La Chine est le premier producteur de poisson d'élevage au monde et aussi le premier consommateur de poissons.

L'aquaculture en Chine représente 75% du poisson consommé par la population.

Triplant sa production en 20 ans, la croissance annuelle est de l'ordre de 5 à 8 %.

Cette progression pose des problèmes à différents niveaux.



Actuellement, les fermes à poissons, nourrissent essentiellement de farines, faites à base de poissons de mer, d'espèces ou de tailles non commercialisables ou à faible prix de vente. Mais y sont ajoutés des antibiotiques et produits chimiques.



La possibilité de capture de ces espèces, n'est pas infinie.

La diminution du stock engendrera des problèmes avec les autres espèces sauvages qui s'en nourrissent.

La pollution due à ces fermes et le rejet dans la nature d'antibiotiques et produits chimiques est déjà inquiétante aujourd'hui, alors demain...

Publicité
Publicité



Conscient de ces problèmes, les autorités Chinoises encouragent l'aquaculture industrielle, à rechercher de nouveaux approvisionnements.

Dans une plus grande utilisation des déchets provenant de la transformation des produits de la mer, qui sont actuellement rejetés dans les fleuves et rivières.

Rechercher d'autres sources de protéines, notamment les algues.

Ceci afin de remplacer l'apport des poissons pêchés en mer, dans les farines, destinées aux fermes d'élevage. 
Réduire la consommation des antibiotiques.

Les aquaculteurs font déjà des efforts en ce sens, reste à les accroître !

Contrôler l'utilisation des produits chimiques.

Ling Cao, du Centre de Sécurité Alimentaire, estime dans une étude récente, absolument indispensable d'aller dans cette voie, pour améliorer et pérenniser l'aquaculture industrielle.

Sinon, dit-il, les conséquences, pour la chaine d'approvisionnement alimentaire en provenance de la mer seront très sérieuses.

Les Chinois sont actuellement leader en Asie concernant l'aquaculture.

Publicité

La recherche est active dans plusieurs secteurs notamment sur la rizipisciculture, qui consiste à alterner riz et poisson.

La diminution des pesticides sur le riz étant déjà un premier gain, le revenu du poisson serait le double du riz paddy. Intéressant.

Il ne faut pas oublier une chose importante en Asie: Riz et poissons sont les seuls aliments accessibles aux populations pauvres, ce sont les moins chers et de loin...



#Monde rural