Les goulags nord-coréens sont une triste réalité. Si nous avions connaissance de leur existence depuis plusieurs années, les preuves matérielles dont nous disposons restent maigres. C’est en 2002 que les premières images satellite furent révélées aux yeux du monde. Cependant, encore bien des mystères subsistent au sujet de ce pays hermétique, sans parler d’une indifférence générale trop importante.

À l’instar du régime soviétique qui avait tendance à emprisonner les opposants au régime, il était vraisemblable de penser que Kim-Jong Un et ses prédécesseurs faisaient de même, afin de protéger leur pleins pouvoirs.

Il n’en est rien.

Un ancien garde confie dans le rapport North Korea’s Hidden Gulag : Interpreting reports of changes in prison camps que la plupart des détenus sont des descendants de « propriétaires terriens, de capitalistes, de collaborateurs du gouvernement colonial japonais ». Ces camps retiennent en fait des générations entières de personnes ayant eu le malheur de faire partie d’une généalogie en conflit avec les intérêts du dirigeant.

Le régime militaire totalitaire et héréditaire sud-coréen a été instauré en 1948, au sortir de la seconde guerre mondiale par Kim Il-sung. Il restera jusqu’en 1994 à la tête du pays, viendront ensuite Kim Jong-Il puis son fils Kim Jong-Un.

On estime que le nombre de détenus se situe entre 150 000 et 200 000. Bien que le recensement soit difficile dans un pays où très peu d’informations sont disponibles, la population carcérale aurait significativement chuté ces dernières années. Cela ne veut pas dire que des détenus ont été libérés, il est plus réaliste de les imaginer décimés par la famine, la maladie ou exécutés.

Sensibiliser sur les problèmes du pays est également difficile. Cependant, grâce au Comité pour les Droits de l’Homme en #Corée du Nord mais aussi aux éprouvants témoignages des rares personnes ayant pu fuir le pays ; Shin Dong-hyuk étant le plus récent ; le jour a été fait plus intensément sur les conditions inhumaines existant dans ces camps de travail.