Le journaliste et activiste social Moíses Sanchez Cereso qui était porté disparu depuis le 2 janvier a été retrouvé mort dans un terrain vague situé dans l'État de Veracruz le 25 janvier dernier. Selon toute vraisemblance, il aurait été tué suite aux ordres données par le maire de la ville de Medellín de Bravo. Déclaré disparu depuis maintenant plus de trois semaines, le journaliste avait critiqué les autorités locales dans le journal pour lequel il travaillait.

L'homme présumé coupable du meurtre a confessé "qu'il aurait tué le le reporter suite aux ordres données par le maire, Omar Cruz Reyes ", selon les autorités de l'État de Véracruz.

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Une affirmation troublante qui questionne les liens étroits entre les politiciens et le crime organisé.

Le département de la justice de l'État de Veracruz a questionné une soixantaine de personnes possiblement liées à la séquestration et au meurtre du journaliste. Il faut rappeler que Moises Sanchez Cereso avait été enlevé dans sa résidence par des hommes armés.

Selon les autorités, le détenu présumé coupable du meurtre est un ancien membre des forces policières dans la région entourant la ville de Medellin de Bravo. Il a été identifié comme Clemente Noé. Il est connu pour faire partie des trafiquants de drogue. Il aurait révélé l'implication du maire Cruz Reyes. La police d'État a demandé au Congrès mexicain d'enlever la protection politique du dirigeant municipal afin de le mettre en détention.

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Dans sa déclaration, le détenu a mentionné que "le mandat d'éxécuter le journaliste est venu de Martín López Meneses, vice-directeur du service de police municipale de Medellin, qui est également le chauffeur du maire Oscar Cruz Reyes ".

Le journaliste Moises Sanchez Cereso avait écrit une série de textes qui avait froissé le maire de la ville. Il avait dénoncé des attentats et des événements suspects dans le journal local La Unión.

Cet événement en est un autre qui s'ajoute à la liste qui permet de questionner les liens étroits entre les autorités et les crime organisé dans certains États du Mexique. C'est un jour triste pour la liberté d'expression au #Mexique.