Le journaliste porté disparu José Moisés Sánchez Cerezo n'a toujours pas été retrouvé par les autorités mexicaines et plusieurs personnes s'inquiètent pour sa vie. Le 2 janvier dernier, un groupe de personnes armées est entré chez le journaliste pour le kidnapper. Il était dans sa résidence de Médellin de Bravo, dans l'état de Veracruz, lorsqu'il a été porté disparu.

Selon différents médias du Mexique, les hommes lourdement armés auraient pris d'assaut la résidence de M. Sánchez Cerezo en volant son ordinateur, son matériel photographique et plusieurs téléphones cellulaires. L'activiste social aurait eu des problèmes avec le maire de Médellín de Bravo, Omar Cruz Reyes.

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D'ailleurs, les représentants du Bureau du procureur général ont convoqu ce dernier afin de recueillir sa déclaration.

Plusieurs agents de police municipaux auraient été placés sous enquête suite à l'enlèvement. Cependant, aucun nom n'a cependant été publié. Le reporter au journal local La Unión aurait dénoncé une série d'événements (assauts et assassinats). L'enlèvement serait en guise de représailles contre ses textes.

Le bureau du procureur général du pays a laissé savoir le 9 janvier qu'une équipe spéciale allait se rendre dans l'état de Veracruz afin de clarifier la situation et participer aux efforts afin de retrouver le journaliste porté disparu depuis plus de huit jours.

La famille et les proches de Sánchez Cerezo sont maintenant sous la charge de la Commission nationale des droits humains du Mexique afin de les aider dans cette dure épreuve.

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L'organisme a exigé du bureau du procureur général qu'il fasse tout en son pouvoir pour connaître et trouver les ceux qui ont commis ce crime qui va à l'encontre de la liberté d'expression. »

Dans son communiqué émis le 8 janvier, l'organisme pointe le fait que des membres des autorités publiques locales pourraient être impliquées. Selon elle, cette situation est une menace pour la démocratie. Il y est mentionné qu'un journaliste ne peut exercer son métier et avoir une réelle liberté d'expression s'il le fait avec la peur de voir sa vie en être affectée.

Il semble que ce ne soit une première car des groupes de journalistes avaient déjà sonné l'alarme à plusieurs reprises dans l'État de Veracruz où un total de 10 journalistes auraient été tués et cinq seraient portés disparus depuis 2010.