Ils étaient plus de 15 000 dans les rues de la ville de Mexico pour manifester leur soutien aux familles des 43 étudiants d'Ayotzinapa. Ces milliers de personnes sont la voix du peuple qui crie haut et fort à ses dirigeants que les histoires burlesques et loufoques ont assez duré. De cinq points importants à travers la ville, ils ont convergé à la grande place (El Zocalo) au centre-ville en ce 26 janvier.

La manifestation pacifique n'a pas mené à d'incidents disgracieux et s'est effectuée dans le calme et l'ordre. Une fois réunis au Zocalo, les parents des victimes ont témoigné de leur désarroi et de la violence à laquelle ils font face dans l'État de Guerrero.

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Leurs enfants séquestrés dans la ville d'Iguala en septembre dernier n'ont toujours pas été formellement identifiés et les parents ont toujours espoir de les revoir vivant un jour.

L'une des mères, Carmelita de la Cruz, disait « je vais le chercher, je vais le trouver » avec les cris des manifestants en arrière-plan. « Ils les ont enlevés vivants, nous les voulons vivants », scandait la foule. Sur le Zocalo, des immenses drapeau avec les visages des victimes flottaient pour leur donner un visage.

Malgré les versions officielles du Bureau du procureur général du Mexique, qui fait vérifier des restes qui n'ont pu être identifiés, les parents ne croient pas les institutions mexicaines. Pour eux, il est difficile d'avoir confiance en des dirigeants qui ont des liens avec le crime organisé.

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C'est une question d'intégrité.

La population d'Iguala est si sceptique face aux autorités que certains mentionnent même que l'armée a appuyé les cartels de la drogue dans l'assassinat et l'enlèvement des étudiants. Ce n'est pas rien. Le gouvernement fédéral se refuse à accepter cette version. Néanmoins, après avoir vu des centaine de personnes en Amérique du Nord supporter leur cause, les 15 000 personnes qui ont envahi les rues lancent un avertissement fort au gouvernement mexicain. Ils veulent être entendus, ils veulent de la transparence! #Mexique