La Repubblica l'avait déjà annoncé en novembre dernier. Le président l'avait confirmé lors de ses vœux pour la nouvelle année. Giorgio Napolitano met fin à son mandat de président de la République italienne, il quittera sa fonction dès mercredi. Son âge et son état de santé seraient à l'origine de sa démission.

Une annonce sans surprise

En 2013, Giorgio Napolitano reprenait ses fonctions pour un deuxième septennat. Si le président italien avait décidé de retrouver le chemin du Palais du Quirinal, c'était pour calmer la crise politique qui touchait le pays en 2013. Après cinq tours, aucun candidat n'avait réussi à obtenir suffisamment de voix pour être à la tête de l'État et les partis ne parvenaient toujours pas à un consensus pour former un nouveau gouvernement.

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C'est ainsi, que tous, sauf Beppe Grillo (Mouvement cinq étoiles), s'étaient tournés vers Giorgio Napolitano.

Mais voilà, Napolitano ne voulait plus être président. A l'époque, il disait avoir accepté par "sens des responsabilités envers la nation". Il avait aussi lancé aux représentants des régions : "Pourquoi donc ne me laissez-vous pas tranquille ?", d'après Libération.

Maintenant, il se passe quoi ?

Aujourd'hui, la course pour la présidence est lancée. En Italie, l'élection du président n'est pas directement confiée aux citoyens. Les citoyens élisent, tous les cinq ans, les 315 membres du Sénat et les 630 membres du Parlement. D'un autre côté, les représentants régionaux (58 au total) sont aussi élus directement par les Italiens. Les sénateurs, députés et représentants régionaux votent à leur tour pour le Président de la République.

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Le chef de l'état est alors élu pour sept ans. Pour pouvoir être élu à la présidence, le candidat doit obtenir la majorité des deux tiers. A partir du quatrième tour, la majorité absolue est suffisante.

Depuis quelques années, l'Italie connait élection sur élection. Après la formation, tant attendue, du gouvernement en 2013, il a fallu retourner aux urnes en 2014 quand Matteo Renzi a pris la place d'Enrico Letta. Aujourd'hui c'est Giorgio Napolitano qui relance la course politique. On n'est pas encore à l'heure de la Dolce Vita.