Aujourd'hui, le tueur le plus célèbre des années de l'Apartheid en #Afrique est sorti de prison. Eugene de Kock a été reconnu coupable d'enlèvements, de tortures et de meurtres sur ses opposants politiques à l'époque. Le ministre de la Justice d'Afrique du Sud, Michael Masutha, lui a accordé une liberté conditionnelle après qu'il ait servi une sentence de vingt ans dans les prisons sud-africaines. Cette décision a été rendue le 30 janvier dernier.

Pour M. Masutha, « cette libération conditionnelle va servir les intérêts de la réconciliation nationale à laquelle travaille le gouvernement en place ». Il est évident que cette décision fera des mécontents au sein d'une population divisée.

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Mais le président, Jacob Zuma, avait dit à son ministre de prendre sa décision « en pensant que l'Afrique du Sud était un état de droit et de constitution ».

Eugene de Kock a été le général de la police pendant le régime de l'Apartheid. Bien qu'il soit âgé de 66 ans, les actes commis dans le passé ont provoqué des plaies au sein de la population qui ne sont pas encore cicatrisées. Il était l'un des plus importants défenseurs du régime raciste de l'époque.

L'avocat de M. de Kock a affirmé que « le colonel avait payé sa dette à la société ». De fait, au cours de sa détention, il a coopéré avec les autorités pour retrouver plusieurs dépouilles et demander pardon à de nombreuses familles.

Disons que la peine est extrêmement réduite. Lors de la fin de l'Apartheid, il avait été condamné à 212 ans de prison pour 89 crimes.

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Suite à la Commission vérité-réconciliation, il avait reçu l'amnistie pour plusieurs fautes commises. Mais, dans le cœur de plusieurs Noirs, la douleur demeure vive.

Pour celui qui se qualifie lui-même « d'assassin d'État », il était injuste qu'il soit le seul général de la police derrière les barreaux justifiant que « les crimes commis ne l'auraient jamais été dans un contexte d'égalité des droits ».

L'Afrique du Sud avait été sous le règne du Parti national qui a maintenu l'Apartheid de 1948 à 1994 lorsque les élections multiraciales ont eu lieu pour la première fois.