Le 22 janvier dernier, le Washington Office on America Latina (WOLA) diffusait un rapport sur le traitement des enfants mexicains arrivant seuls à la frontière américano-mexicaine. L'organisme critique fortement les deux pays sur les procédures utilisées. Il conclut en mentionnant que "les États-Unis et le Mexique manquent à leur obligation de protéger adéquatement les jeunes enfants d'origine latine".

Les résultats d'une étude sur le traitement réservé aux mineurs qui arrivent sans leurs parents à la frontière ont été rendus publics. Ils sont plus de 15.000 enfants chaque année dans cette situation.

Pour toutes autres nations, les enfants arrivant à la frontière américaine sont reçus dignement.

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Ils sont normalement placés sous la garde de familles d'accueil le temps de régulariser leur situation migratoire à travers le Bureau de la relocalisation des réfugiés. Pour les Mexicains, ce n'est pas le cas. De facto, leur droit au programme de relocalisation est refusé. Ils subissent un interrogatoire des agents douaniers pour vérifier qu'ils ne soient pas victimes de trafic et qu'ils n'aient pas peur de retourner au Mexique et, ils sont renvoyés aux autorités mexicaines. Ils se retrouveront dans un refuge des services fédéraux pour la famille du Mexique.

Très souvent confrontés à la peur devant les agents douaniers, les enfants ne dénonceront pas une situation ou répondront par l'affirmative pour éviter les problèmes. Ainsi, le WOLA propose que les enfants du Mexique reçoivent le même traitement que ceux des autres pays, de mieux former les agents frontaliers afin de déceler les cas de violence et suggère aux autorités mexicaines de mettre sur pied des programmes efficaces pour la réunification des familles.

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Avec cette étude, une vidéo montrait que les enfants, à moins de démontrer hors de tout doute raisonnable qu'ils sont persécutés ou qu'ils font l'objet de trafic, sont renvoyés au Mexique automatiquement. Pour plusieurs d'entre eux, c'est le retour à la violence. Selon un rapport du Haut commissariat pour les réfugiés des Nations-Unies, 60% des enfants invoquent la violence, familiale ou autre, comme raison principale de quitter le Mexique. #Enfance