Par des suggestions « bien être » qui s'imposent, le chemin de l'amaigrissement est implacable. Action altruiste ou psychologie de masse ?
Admettez que votre employeur vous propose un jour de prendre à sa charge votre abonnement en salle de mise en forme ou encore vous propose des pilules minceur.
Outre-Atlantique, les mœurs vont en ce sens, en témoigne une publication au Wall Street Journal, qui stipule les préambules des patrons pour débuter une journée de travail sous les auspices de l'équilibre alimentaire. Une incitation pour que leurs salariés perdent de l'embonpoint. Ou bien quand les sociétés prennent la décision de diminuer leur masse salariale dans tout les sens du terme.


Un phénomène bien connu: les Américains enregistrent un taux record d'obésité, un adulte sur trois serait exposé. Le coût d'une telle psychose : soixante-treize milliards de dollars annuel. Sur le modèle des tractations publiques, les sociétés sont de mise pour éradiquer le problème grâce à des initiatives dédiées et catégoriques, orientées vers la perte de poids des salariés les plus touchés. Comme en démontre un communiqué du Wall Street Journal à propos d'un centre d'appels dont quatre-vingt-cinq pourcents des salariés ont été recensés par un excès pondéral parfois caractérisé d'obésité.
C'est au cours des heures de travail qu'une planification dirigée de l'apport nutritionnel et des mises en forme physique suivies de soutiens psychologiques, ont été mis en place. Des groupes de conseils ont alors été organisés. Un encadrement annuel qui a le mérite de faire le constat d'une perte moyenne de sept kilos pour les participants. Un résultat apparemment concluant en regard à la programmation envisagée à d'autres sites de l'entreprise.

Une amélioration de la productivité

Dans quels objectifs les patrons américains s'arrêtent-ils sur les mensurations particulières de leurs effectifs ? Prioritairement pour optimiser le budget de l'entreprise. Car les questions de charge pondérale impliquent nécessairement un investissement en numéraire conséquent. D'après les prévisions des économiste du Yale, responsables des questions alimentaires et d'obésité, les sociétés qui entreprennent une politique de suivi du poids de leurs employés économisent à peu près 9 % en traitement de santé. S'ajoutent à ce budget les pertes éventuelles relatives à la diminution de la productivité dans les cas d'absentéisme.
Un message retentissant aux Etats-Unis étant donné qu'un employeur sur trois dispense des programmes 'Spécial minceur', d'après les échos du SHRM, un institut expert dans les résolutions managériales. En effet, 9% des employeurs américains proposent également de réduire leurs cotisations pour l'assurance-santé des employés consentants.