The lions Of Rojava, une vitrine internationale de plus de 35.000 "j'aime" sur Facebook, pour ces Occidentaux, qui combattent au Kurdistan Syrien, dans le Rojava, le Kurdistan.. 

Jordan Matson, ancien de l'armée US, se déclare comme étant le premier Américain à combattre l'#Etat Islamique en Syrie. 

Depuis octobre 2014, on peut noter la présence, parmi les forces kurdes syriennes, d'étrangers. En effet, le siège de Kobani ayant ému ces anciens militaires, venant de Grande-Bretagne, France, Suède ou encore d'Allemagne. 

"Leur présence reste toutefois symbolique" note Kendal Nezan, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), et spécialiste, entre autres, des questions kurdes. 

Jordan Matson, blessé au combat, sert maintenant sur le front des réseaux sociaux, essayant de susciter des candidatures. Il déclare recevoir de multiples demandes. Le nombre de vues sur Facebook semblerait accréditer ses dires 

Hormis les étrangers, des membres de la diaspora Kurde reviennent au pays pour aider un peu les frères. Les Kurdes d'origine sont armés mais pas les autres. Ils sont utilisés selon leur compétence. Les étrangers ne combattent pas, mais s'occupent des blessés, des réfugiés ou de l'assistance.

Si l'impact physique sur le terrain n'est pas réellement important, les membres de la diaspora kurde seraient tout au plus quelques centaines. Ils restent environ 6 mois sur place, tandis que les autres restent une douzaine voire 20 mois, mais il est difficile de  chiffrer cela. 

Cela prouve déjà que les Kurdes, eux aussi, reçoivent des renforts humains venus d'occident. "Pour le PKK, c'est une façon d'être intégré dans le jeu mondial. Mettre en avant des Occidentaux, au moment où Washington et Paris acceptent notamment de leur livrer des armes, cela relève de l'opération de communication", explique Karim Pakzad. Il faut rappeler que le PKK, aux États-Unis et en Europe est inscrit au répertoire des organisations terroristes...

Avoir des troupes Kurdes au sol arrange bien la coalition, qui, pour une fois, les voit d'un bon œil. Alors Jordan Matson va-t-il recruter beaucoup de personnes dans ses rangs? Il y a toujours des "nostalgiques du combat" autour du monde, des amateurs de défis, mais cela ne devrait pas mobiliser des milliers de personnes. L'avenir nous dira s'il fait école.... Rappelons nous que l'objectif des Kurdes c'est l'indépendance du Kurdistan...