Le 14 janvier dernier était une date importante pour de nombreux latino-américains. Un vote du Congrès à Washington a eu lieu pour contrer la réforme migratoire mise de l'avant par #Barack Obama en novembre dernier. Malheureusement, plusieurs personnes qui résident illégalement aux États-Unis depuis maintenant plusieurs années ne pourront voir leur statut ajusté.

Cette proposition du président Obama aurait permis à plus de 5 millions d'immigrants illégaux de régulariser leur situation. Cependant, les Républicains, qui ont la majorité des votes, en ont décidé autrement. Ce sont en grande majorité des Mexicains et des Cubains qui devront prendre leur mal en patience, continuer de vivre sans protection sociale et dans la peur de se voir déporter.

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Plusieurs sympathisants républicains ont choisi d'enfreindre la ligne de parti et de voter pour le projet de loi. Malgré les 26 Républicains qui ont voté du côté des Démocrates, ils n'ont pas été assez nombreux à sauter de l'autre côté de la clôture.

La proposition de Barack Obama en était une qui avait du sens. Il voulait permettre aux enfants d'immigrants illégaux étant entrés aux États-Unis avant leur majorité d'obtenir leur résidence. Peut-on en vouloir à un enfant de suivre ses parents et de vouloir par la suite être un bon citoyen?

Les représentants du parti républicain ont justifié leur vote en disant qu'il n'en était pas un contre les personnes hispaniques et qu'ils n'avaient pas de mauvaises intentions. C'était un vote au sujet du président Obama qui aurait outre-passé ses pouvoirs en réécrivant la loi migratoire américaine sans le consentement du congrès.

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Néanmoins, il semble que ce seront 5 millions de personnes qui continueront à vivre sans assurance-sociale, sans droit à l'éducation parce que leurs parents sont venus à la recherche du rêve américain, une quantité non-négligeable de vies possiblement détruites.

Dan Pfeiffer, un proche conseillé du président Obama, a condamné ce vote. « Il est difficile pour les Républicains de se dire pro-familles lorsqu'ils viennent d'en détruire des milliers. » Après un soupir de soulagement en novembre dernier, plusieurs latino-américains reviennent à leur situation initiale et font maintenant face à la déportation.