Selon ce que rapporte Amnesty International, la deuxième séance de flagellation du blogueur d'Arabie Saoudite Raïf Badawi  a été reportée pour des raisons médicales. Cependant, elle n'a pas été annulée. Ce qui donne un peu de temps à la communauté internationale et aux défenseurs des droits de l'homme pour continuer leurs pressions sur le gouvernement saoudien.

Vendredi dernier, pendant que le monde était tourné vers Paris, le jeune blogueur recevait les premiers 50 coups de fouet des 1000 auxquels il a été condamné en Arabie Saoudite pour avoir fondé le site web d'échanges politiques et sociaux Liberal Saudi Network.

Les horreurs de Charlie Hebdo ont éclipsé la souffrance de ce jeune homme.

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Son épouse, Ensaf Haidar, qui est réfugiée dans le ville de Sherbrooke au Québec avec ses enfants, est très inquiète pour la vie de son mari. Cela fait deux semaines qu'elle n'a pas réussi à lui parler. Elle croit qu'il ne survivra pas à une deuxième séance de flagellation.

Mme Haidar a une lueur d'espoir car plusieurs manifestations ont eu lieu en Europe, au Canada et même le New York Times a parlé de lui. D'ailleurs, bien qu'il ait une influence limitée, le premier ministre québécois, Philippe Couillard, a annoncé qu'il accueillera le blogueur s'il est libéré en lui exprimant son soutien en arabe.

La communauté internationale condamne

Plusieurs pays ont condamné la sentence du blogueur sur la scène internationale. La Norvège, le Canada, les États-Unis et le haut commissaire des Nations-Unies aux droits de l'homme, Zaid Ra'ad Al Hussein, ont demandé l'arrêt de la sentence à l'Arabie Saoudite.

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Dans un communiqué, il a indiqué que "la flagellation est une forme de châtiment cruelle et inhumaine. Cette peine est interdite par le Code international des droits de l'homme, en particulier par la Convention contre la torture, que l'Arabie saoudite a ratifiée".

Le blogueur avait été arrêté en Arabie Saoudite en raison de ses demandes pour accroître la liberté d'expression des citoyens saoudiens. Il avait été condamné à 10 ans de prison et 300.000$ d'amende en plus des 1000 coups de fouet.