Plus d'une centaine de personnes sont sorties dans les rues de Montréal malgré le froid le 25 janvier dernier dans le but d'appuyer les familles de 43 étudiants d'Ayotzinapa au Mexique. Les activistes se sont réunis à la sortie du métro Peel. Des pancartes et des messages d'appui aux familles étaient visibles, mais également des affiches démontraient clairement que les résidents mexicains au Canada blâment les politiciens pour la situation désolante dans l'État de Guerrero.

Cette manifestation a eu lieu dans le cadre de la journée d'action globale pour Ayotzinapa. D'autres marches se sont déroulées à Calgary, à Raleigh en Caroline, à New York pour ne nommer que quelques villes.

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Les activistes voulaient non seulement dénoncer le cas précis d'Ayotzinapa, mais également l'impunité flagrante dont les coupables bénéficient. Sur les pages Facebook de ces événements, les personnes écrivent que cette situation doit prendre fin. À Montréal, des tracts ont été distribués afin d'informer les Canadiens de la situation mexicaine. Ce ne sont pas seulement 43 personnes, c'est la liberté d'expression qui est remise en question.

Pendant que les marches avaient lieu dans plusieurs villes, des experts argentins sortaient publiquement pour annoncer que selon eux, aucune preuve scientifique démontre l'histoire avancée par le Bureau du procureur général du Mexique. Les experts médico-légal disent « ne pas voir de relations entre les restes retrouvés et les événements décrits par la version des autorités. »

Selon le Bureau du procureur général, les policiers qui avaient enlevé les 43 élèves après en avoir tué 6, les auraient livrés au cartel.

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Ceux-ci les auraient brûlés avant de laisser les cendres des corps dans la rivière. Mais, l'université d'Innsbruck, qui étudie de manière indépendante les restes, a avoué ne pas pouvoir les identifier la semaine dernière.

Ainsi, les experts argentins maintiennent que les preuves sont circonstancielles et ne possèdent aucune valeur scientifique. Les marches qui ont eu lieu à travers plusieurs villes d'Amérique du Nord démontrent que le problème de transparence n'est plus seulement local. Ayotzinpa est devenu le phare de l'impunité qui sévit dans certains États du Mexique.