Quatre hommes âgés entre 22 et 28 ans, arrêtés la semaine passée, ont été mis en examen la nuit de mardi à mercredi 21 janvier. Trois d'entre eux sont particulièrement poursuivis pour avoir acheté du matériel et une aide logistique pour Amédy Coulibay (Auteur des tueries de Montrouge et Vincennes). Le procureur de Paris François Molins déclare que l'enquête a relativement avancé sur ce dossier, notamment sur celui des frères Kouachi.

François Molins, le procureur de Paris, a fait une conférence de presse mercredi matin dans laquelle il a annoncé que les quatre hommes soupçonnés, Willy, Tonino, Christoph et Michaël, ont été placés en détention provisoire.

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Ils sont poursuivis pour une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. L'un de ces quatre hommes soupçonnés est également mis en examen pour possession et transport d'armes.

Pour le moment, la justice française écarte leur collaboration aux attentats, ils n'ont pas été encore mis en examen pour une complicité aux attentats commis. Selon le procureur, les enquêteurs ont déterminé que trois des mis en examen se sont rendus à trois ou quatre reprises fin décembre dans les armureries de la petite couronne parisienne afin d'acheter le matériel (des couteaux, des gilets tactiques, bombes lacrymogènes) pour Amedy Coulibaly. Le procureur précise par l'occasion que ce matériel acheté correspond au matériel retrouvé sur Coulibaly, l'auteur de la prise d'otage qui a fait quatre morts dans un supermarché casher porte de Vincennes, ainsi que dans son appartement à Gentilly.

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À savoir que les factures ont été retrouvées à la maison de l'un de ces trois hommes. Ce matériel aurait été stocké chez Christophe R, jusqu'au 1er janvier 2015, date à laquelle Coulibaly serait venu le chercher.

Des contacts très fréquents entre l'un de ces quatre hommes et Coulibaly ont également été repérés : environ 360 SMS, 13 appels pendant les quatre derniers mois, et également 18 contacts la veille de l'attentat contre #Charlie Hebdo.

Il faut savoir que trois de ces quatre hommes sont relativement connus des services de police, mais pour des faits de droit commun, qui n'ont jamais des liens avec le terrorisme. Et le dernier a un casier judiciaire vide. Le procureur a détaillé dans une conférence de presse que l'un des quatre hommes a fait l'objet d'une ordonnance d'incarcération provisoire dans l'attente de nouveaux éléments.