Le jeune blogueur, Raïf Badawi, est encore une fois en attente d'une séance de flagellation. Encore une fois, ce n'est que demain matin que l'on saura s'il subira les 50 coups de fouet planifiés. Les autorités saoudiennes ne semblent pas tenir compte des pressions internationales et sa femme, Ensaf Haidar, a décidé de sortir sur la colline parlementaire à Ottawa pour exiger une intervention directe du Premier ministre du Canada, Stephen Harper, ce jeudi 29 janvier.

La saga de l'écrivain et activiste ne finit plus. Depuis des semaines, de nombreux intervenants plaident en faveur du jeune homme. Des lauréats de prix Nobel, des personnalités publiques, le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, les ressources s'épuisent pour les supporteurs du blogueur qui est coupable d'avoir exprimé un point de vue qui n'a pas plus aux autorités.

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Point à la ligne! John Baird avait qualifié la sentence de "violation de la dignité humaine" lors de son passage en Arabie Saoudite. Encore une fois, les autorités saoudiennes semblent faire la sourde oreille.

Un rapport émis par l'organisme Freedom From Torture mentionne que "la chemise portée par l'homme au moment de sa flagellation ne le protège pas beaucoup. La souffrance augmentera au fur et mesure des séances".

La flagellation entraîne évidemment des souffrances physiques intolérables, mais il y l'aspect psychologique qui est oublié. Le Dr Philip Luther, directeur d'Amnesty International au Moyen-Orient, caractérise la flagellation comme "un acte cruel et violent". Pour lui, ces actes ne respectent pas l'interdiction de torture en vertu du droit international.

D'ailleurs, à moins que son état de santé ne change, le blogueur sera sur le bûcher demain matin.

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Sa femme espère que le Premier ministre canadien entendra son appel de désespoir. Elle est accompagnée de nombreux Canadiens sympathisants à sa cause puisqu'elle s'est réfugiée au Canada avec ses enfants. Demain, nous verrons si le jour de la marmotte continue dans cette saga ou si le gouvernement saoudien entendra finalement raison. #Justice #Loi