Les experts en relations diplomatiques étaient tous très enthousiasmes à la reprise des relations diplomatiques entre #Cuba et les États-Unis. Mais, le processus sera long et difficile comme en font foi les sorties publiques de Fidel et Raul Castro au cours des derniers jours. Le 28 janvier, le dirigeant cubain y est allé de sa première déclaration depuis la reprise des discussions avec les États-Unis en exigeant une fin de l'embargo afin que la normalisation des relations puissent suivre son cours.

« La construction de nouvelles relations diplomatiques est le commencement d'un processus en vue de la normalisation des relations bilatérales, mais elle ne sera pas possible tant que l'embargo existera », a-t-il déclaré dans une allocution effectuée au sommet de la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC) au Costa Rica.

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De plus, il ne s'est pas arrêté à l'embargo. Il demande que le territoire occupé par la base militaire dans la baie de Guantanamo soit rendu à Cuba. « La normalisation ne pourra se faire sans le retour du territoire et une compensation juste pour les dommages humains et économiques qui y sont liés », ajoutait-il.

Ce n'est en rien pour adoucir la ligne dure adoptée par les Républicains au Congrès qui ont ouvertement affirmé leur intention de ne pas plier et de maintenir l'embargo. Effectuées avec tambours et trompettes, le début des discussions était-il un feu de paille? Probablement pas, mais on voit que les diplomates jouent leurs cartes d'influences avec soin. Ces déclarations viennent juste après celle de Fidel Castro disant " ne pas faire confiance aux Américains " malgré son appui à la normalisation des relations.

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Raul Castro dit reconnaître l'appel de Barack Obama au Congrès pour lever l'embargo, mais il croit que « les mesures proposées par les États-Unis sont limitées. » Ce dernier est le principal problème pour les Cubains. Castro insiste sur le fait que c'est une violation du droit international et que les effets humains et économiques sont dévastateurs pour son île. Il semble que les deux parties sont encore loin d'une entente. #Etats-Unis