Cuba et les #Etats-Unis ont discuté pendant deux jours à La Havane afin de s'entendre sur la reprise de leurs relations diplomatiques annoncée en décembre dernier. Cependant, il semble que le fossé entre les idées des deux nations, qui ont été des ennemies pendant 50 ans, soit bien grand. Bien qu'ils n'aient pas réussi à s'entendre quant à la réouverture d'ambassades, les représentants se sont tout de même mis d'accord pour se réunir de nouveau.

Ces deux jours de discussions à huis clos concrétisaient l'accord passé entre les présidents Barack Obama et Raul Castro. La sous-secrétaire d'État américaine, Roberta Jacobson, a indiqué ne pas pouvoir donner avec exactitude une date d'ouverture des ambassades.

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« Nous travaillons sur ces sujets aussi vite que possible, et nous les ouvrirons dès que les questions pratiques seront résolues. », a-t-elle déclaré.

De son côté, Josefina Vidal, diplomate du côté cubain, disait ne pas savoir si d'autres réunions seront nécessaires ultérieurement.

Roberta Jacobson était la première représentante de ce niveau à poser le pied à Cuba depuis la présidence de Jimmy Carter. « Nous avons 50 ans de relations qui étaient basées sur la méfiance. Il faut aller au-delà de cela. Il y a donc des sujets nécessaires pour créer cette relation », expliquait-elle. En réalité, personne n'espérait voir de grandes annonces suite aux discussions de mercredi et jeudi.

Le secrétaire d'État américain John Kerry avait fait l'énumération des demandes américaines. Parmi celles-ci, la levée des obstacles au déplacement des diplomates américains sur le territoire cubain.

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De son côté, Mme Vidal a rappelé que la section consulaire de Cuba à Washington n'avait pas d'accès à une banque en raison de l'embargo qui sévit depuis 1962.

Bien que saluée partout en Amérique, la reprise des contacts entre les deux nations montre les points de vue différents des deux pays quant aux droits humains. En effet, pendant que Mme Jacobson disait avoir abordé ce point, son homologue cubaine déclarait « ne pas avoir parlé de ce sujet ». Ce contact diplomatique était le premier en 35 ans. Les deux parties ont qualifié les discussions de constructives et ont salué le bon déroulement des débats malgré les désaccords.