Les relations entre la #Russie et l'Occident ne sont pas au beau fixe. Des tensions constantes depuis la Guerre froide. Aujourd'hui encore, elles refont surface. Cette fois encore, ce sont les #Etats-Unis et la Russie qui font parler d'eux.

Evgueny Bouriakov. Ce nom ne vous dit certainement rien, c'est normal. Il n'était pas connu jusqu'à son arrestation. Ce lundi, l'homme de 39 ans a été arrêté par les autorités dans le Bronx, aux Etats-Unis. Il est soupçonné de faire parti d'un réseau d'espions russes. Une arrestation annoncée par le FBI à New York, en début de semaine.

Agent dans une banque, Evgueny Bouriakov aurait utilisé cette couverture afin de récolter des informations sur des citoyens new-yorkais et des données économiques.

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Destinées à être confiées au service de renseignements extérieurs de la Fédération de Russie. « Aucune preuve appuyant les accusations contre lui n'a été présentée », déclare le directeur adjoint d'une banque russe dans un communiqué de la diplomatie. Selon cette dernière, cette arrestation ne serait pas justifiée. Elle relèverait même d'une « campagne antirusse » menée par les Etats-Unis contre la Russie.

Selon Alexandre Loukachevitch, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, « les États-Unis ont décidé de lancer une nouvelle phase de la campagne antirusse en faisant mousser une fois de plus des histoires d'espionnage ». Il ajoute que ces accusations infondées « sapaient les perspectives de coopération » entre les deux grandes puissances.

Deux autres hommes, de nationalité russe également, sont soupçonnés d'être des complices du faux employé de banque.

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Victor Podobni, âgé de 40 ans, et le plus jeune du trio, Igor Sporichev, 27 ans. Ces deux individus disposant d'une immunité diplomatique, ont pu quitter le territoire américain. Sans qu'ils ne soient poursuivis.

« Du fait de leur affectation officielle gouvernementale au nom de la Russie, Sporychev et Podobnyï sont exemptés de notifier au ministre de la justice la vraie nature de leur travail. Mais cette exemption ne leur permet pas de conspirer avec, ou d'aider Bouriakov dans son travail d'agent non enregistré de la Russie opérant aux Etats-Unis », précise le ministère de la défense des Etats-Unis.

Toutefois, de lourds doutes subsistaient sur les complices. Ils auraient été enregistrés à plusieurs reprises. Dans leurs conversations, les hommes envisageaient de recruter des citoyens new-yorkais dans une université et diverses entreprises. Ce sont pourtant eux qui ont permis l'arrestation de Bouriakov. Ils l'aurait contacté sur une ligne téléphonique non sécurisée et l'aurait appelé par son vrai nom.

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Désormais, Bouriakov risque jusqu'à 20 ans de prison pour espionnage.

Un fait qui n'est pas nouveau aux Etats-Unis. En 2010, et aussi à New-York, les autorités avaient mis la main sur onze personnes soupçonnées d'espionnage. Des individus, en apparence, normaux et sans histoires. Des citoyens fondus dans la masse qui menaient des vies ordinaires.