Un casque bleu espagnol est décédé hier dans un bombardement israélien du sud du Liban, bombardement lancé en réponse à une attaque contre un convoi de l'armée en Israël, revendiquée par le groupe chiite libanais Hezbollah, qui a tué deux soldats israéliens.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères Jose Manuel Garcia-Margallo a confirmé aux journalistes que le soldat a été tué dans une attaque israélienne en réponse à celle du Hezbollah.

De son côté, le porte-parole des forces de l'ONU au Liban (FINUL), a affirmé à la radio publique israélienne qu’une enquête sur les circonstances de la mort est en attente, car il ne sait pas si le soldat espagnol a été tué « par des tirs israéliens ou libanais ».

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Selon la Force intérimaire des Nations unies au Liban, le caporal est mort de ses blessures « au cours de ces incidents » quand il était au siège de l'ONU près d’un village local. De même, elle déclare que « la cause de sa mort n'est toujours pas claire et les enquêtes se poursuivent ».

L'armée israélienne a également pleuré la mort du soldat dans des affrontements armés hier et enquête sur les faits afin de clarifier ce qui est arrivé.

Le soldat, âgé de 36 ans, caporal, a été affecté à la brigade de Cordoue qui constitue l'essentiel du contingent espagnol avec 580 soldats déployés entièrement au Liban.

L'Agence de presse nationale libanaise a rapporté pour sa part que plusieurs roquettes israéliennes ont heurté des zones à proximité de Kfarchouba situées dans le sud du Liban et constituant le fief du Hezbollah.

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Ces attaques sont survenues après le lancement de missiles chiites libanais sur un convoi de l'armée israélienne dans la zone contestée des Fermes de Chebaa occupées par Israël, là où un mortier a atteint une position militaire.

La FINUL a rapporté dans un communiqué que cinq roquettes ont été tirées depuis la région de Kfarchouba à l'égard d'Israël, qui a riposté pour répondre aux attaques.

L'armée israélienne a confirmé que deux de ses soldats ont été tués et sept autres ont été blessés dans l'attaque contre le convoi, qui a été revendiquée par le groupe du Hezbollah.

Le groupe chiite a souligné que sa faction alliée a effectué l'attaque et a détruit plusieurs véhicules dans la caravane « des fermes libanaises occupées ». Israël, qui a blâmé pour ce qui est arrivé à la fois le Hezbollah, le Liban et la Syrie, avait renforcé ces derniers jours sa présence militaire le long de la frontière avec ces deux pays à la tension accrue dans la région.