Cette semaine, un groupe de démocrates américains de la Chambre des représentants fera sa première visite à La Havane. Le mois dernier, Les Etats-Unis et Cuba ont accepté de rétablir les relations, ouvrant une ère historique pour les deux pays.

Le point culminant sera jeudi prochain lorsque le Secrétaire adjoint pour l'Amérique latine au Département d'Etat et le Responsable général pour le ministère américain des Affaires étrangères (MAE), adresseront leur feuille de route pour la normalisation des relations diplomatiques brisées il y a 56 ans. Elles ont commencé à se restaurer le 21 décembre dernier.

Avant cette réunion, le mercredi 21 inaugurera un nouveau cycle de dialogues sur les migrations que les deux pays ont commencé à célébrer, il y a quelques années, dans le cadre des accords conclus en 1994 et 1995 pour maintenir une migration sûre, légale et ordonnée.

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La délégation, conduite par le sénateur Patrick Leahy, est arrivée samedi dernier afin de sensibiliser l'opinion publique sur cette nouvelle entente. Durant son séjour, qui se terminera lundi, Leahy, sénateur de l'État du Vermont, et des représentants comme Debbie Stabenow pour le Michigan et Sheldon Whitehouse pour le Rhode Island, ont rencontré des responsables cubains et des diplomates comme le cardinal Jaime Ortega ou encore les ambassadeurs de la Colombie, de l'Espagne, du Mexique et de la Norvège, ainsi que les dirigeants de la société civile et de l'opposition.

Le défi des négociateurs, qui s'attendent à être reçus par Raul Castro, permettra de surmonter les différends. Les journalistes locaux, dont le modérateur de l'espace table ronde, défendent la position officielle soutenant que le nouveau scénario est une « confrontation politique indirecte, dans laquelle la décision américaine d'ouvrir les nouveaux et anciens dossiers, et de suivre le même jeu de stratégie, n'est qu'un changement de système à Cuba ».

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Pour leur part, Armando Hart, l'ancien ministre de l'Éducation et de la Culture âgé de 84 ans, ainsi que le Président de la société culturelle José Martí, étaient les invités du journal, où ils ont déclaré que : « aller aux essences nous émeut du cœur et de la raison pour être bien à l'abri de la pénétration culturelle que représente le capitalisme ».

Pour un analyste cubain et professeur dans une université américaine, Obama et Castro ont franchi « un point de non-retour et n'ont jamais eu un cadre plus prometteur depuis que Jimmy Carter a quitté la Maison Blanche en 1981 ». Il a encore ajouté. « Les possibilités d'une réforme économique globale ont augmenté avec cette nouvelle relation, en compagnie de chances d'une plus grande ouverture et d'une libéralisation politique à Cuba ».