C’est un véritable désastre au Yémen. Mansour Hadi avait souhaité ce jeudi renoncer à ses fonctions d’homme d’Etat, moins de 3 mois seulement après son élection. Mais c’était sans compter sur le refus catégorique du Parlement. Autant dire que ce n’était pas du tout le moment pour une telle annonce. En effet, la capitale Sanaa est encore sous le contrôle de la milice chiite d’Ansar Allah. Les violentes rencontres entre cette dernière et les forces gouvernementales ont engendré 35 morts depuis le début de la semaine. Les chiites contestent le projet de Constitution prévoyant de faire du Yémen un Etat fédéral avec six régions.

« Dans une impasse totale ».

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Le président n'a pas eu d'autres mots pour qualifier la situation actuelle de son pays. Et il n’a pas totalement faux. Sanaa est, depuis septembre dernier, sous l’emprise des chiites. Mais cette raison n’était pas valable aux yeux du Parlement. Du moins, pas assez pour accepter la démission du président. Le premier ministre, de son côté, justifie sa démission par le fait qu’« il veut éviter ainsi que les membres de son cabinet puissent être considérés comme responsables de ce qui se passe et de ce qui se passera au Yémen ». Suite à cette déferlante de démissions, le Parlement a convoqué une réunion de ses membres vendredi matin pour examiner la crise dans le pays, selon un haut responsable yéménite.

Les Etats-Unis ont, eux, indiqué qu’ils étaient conscients de la situation au Yémen et qu’ils l’observaient de près.

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En précisant qu’ils soutenaient une transition politique pacifique.

« Nos équipes tentent de se faire confirmer toutes les informations qui affluent » a déclaré la porte-parole du département d’Etat, Jennifer Psaki. Selon elle, aucune action n’a jusqu’à présent été engagée pour fermer l’ambassade américaine installée dans la capitale Sanaa. « Nous continuons à soutenir une transition pacifique. Nous avons exhorté l’ensemble des parties, et continuons d’exhorter l’ensemble des parties à respecter », poursuit-elle.