La présidente de l'Argentine, Cristina Kirchner, respire sûrement mieux en ce vendredi 27 février en raison de la décision d'un juge, en relation avec les accusations d'entrave à la justice qui pesaient contre elle. Le procureur Alberto Nisman, qui est mort de manière énigmatique, avait monté un dossier contre la présidente la rendant coupable d'avoir couvert des dirigeants iraniens lors d'un attentat antisémite à Buenos Aires en 1994. Le juge Daniel Rafecas a déclaré jeudi dernier que « celles-ci étaient sans fondement ».

Le jugement, qui fait 63 pages, a battu en brèche les accusations contre Cristina Kirchner et son ministre des Affaires extérieures, Hector Timerman.

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Le magistrat mentionne qu'il n'engage aucune poursuite contre les deux politiciens.

Alberto Nisman soutenait dans son document d'accusation que le mouvement chiite iranien Hezbollah avait organisé et exécuté l'attentat de 1994 qui avait fait près de 100 victimes. Ce dernier mentionnait qu'en 2013, lorsque les Iraniens et l'Argentine avaient convenu, dans un mémorandum scellé, de l'audition en Iran des suspects, que les politiciens faisaient une manœuvre politique pour assurer une impunité aux Iraniens. Principalement, c'est sur cela qu'il avait fondé son dossier d'accusation.

La présidente Kirchner était en eaux troubles avec cette accusation qui pendait au-dessus de sa tête. Elle pourra se sentir davantage libre au cours des prochains jours, mais le peuple argentin demeure toujours sceptique et les manifestations des dernières semaines le démontrent.

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Pour l'opposition, Kirchner porte une certaine responsabilité dans le décès d'Alberto Nisman, alors que le gouvernement y voit l'influence d'agents des services secrets. Ainsi, à l'initiative de la présidente, le Congrès a adopté une réforme du service de renseignement qui est controversé. Le Secrétariat au renseignement (SI) est remplacé par une l'Agence fédérale de renseignement (AFI). Changement de nom, changement de philosophie ? C'est le temps qui le dira !

En preuve de bonne foi. Cristina Kirchner a changé jeudi de chef du gouvernement, en nommant Anibal Fernandez qui avait déjà occupé le poste de 2009 à 2011. #Justice #Loi