Malgré les avertissements de Pyongyang, « Key Resolve » et « Foal Eagle », des manoeuvres militaires annuelles des forces armées américaines et sud-coréennes, débuteront en mars prochain. Une décision qui déplait fortement au leader nord-coréen. Kim Jong-Un a demandé à son armée de se préparer au combat.

Un discours « historique »

Crainte d'un dérapage ou besoin d'asseoir sa supériorité ? Kim Jong Un s'est adressé ce weekend à la Commission militaire centrale (CMC) du parti et a demandé au chef de l'Armée populaire coréenne (APC) de se préparer à toute éventualité. Les soldats doivent être prêts à passer à l'action si l'ennemi venait à attaquer.

Le porte-parole du ministère de la Défense sud-coréen, Kim Min-seok, a pourtant expliqué que ces manoeuvres annuelles n'ont rien d'un appel au conflit. Au contraire, il s'agirait d'exercices de défense pour protéger la Corée du Sud en cas d'invasion nord-coréenne. Ces opérations comporteront des manoeuvres maritimes, puisque l'armée américaine fera venir l'USS Fort Woth, un navire de combat, mais aussi des exercices de communication.

Un chantage sans succès

Ce n'est pas la première fois que ces manoeuvres suscitent l'inquiétude du dirigeant nord-coréen. Cependant, cette année, pour tenter de repousser ces entrainements militaires, Kim Jong-Un a proposé de suspendre ses essais nucléaires à condition que ses voisins coréens et les États-Unis annulent leurs exercices. Un chantage auquel Séoul et Washington n'ont pas cédé.

En Corée du Sud, plus de 30 000 soldats américains sont déployés continuellement pour assurer la sécurité de la péninsule, en cas d'attaque nord-coréenne.

Fermeture des frontières

La #Corée du Nord fait beaucoup parler d'elle depuis ce weekend car elle a interdit aux étrangers de participer à son marathon de peur que le virus Ebola ne se propage. L'édition 2015 du marathon international de Pyongyang se fera donc le 12 avril prochain, uniquement entre coureurs locaux. À ce jour, aucun cas avéré de Ebola n'a été enregistré. #Etats-Unis