En Afrique, le Ghana, coincé entre la Côte d'Ivoire et le Togo, est un pays qui n'a pas l'habitude de faire des vagues. Il se porte même bien. Pourtant, à l'heure actuelle, toute une population est en colère contre le gouvernement. En cause, des pannes d'électricité régulières surviennent depuis le 1er janvier. Certaines peuvent durer plus de 24 heures. Cette situation est intenable et une manifestation a eu lieu à Accra, la capitale, pour dénoncer ces problèmes.

Ils ont défilé par milliers pour clamer leur colère face à l'inaction du gouvernement qu'ils dénoncent. Visiblement à bout, les protestataires ont lancé des messages forts.

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Sur certaines pancartes, on pouvait lire : « Nous sommes en train de mourir ! ». L'exaspération était bien présente avec des revendications claires. « Les gens perdent leur emploi et rien ne marche dans ce pays». D'autres soulignent le fait que les citoyens doivent toujours aller à la poche quand plus rien ne semble tourner rond. « Nous, nous continuons à payer des impôts ! ». Tout en se demandant ce que fait le gouvernement pour améliorer la situation.

Des employeurs licencient

Au Ghana, le réseau d'électricité est géré par l'Etat. Et le gouvernement se dit incapable, actuellement, d'offrir de l'électricité à tout le monde. Il prétend néanmoins chercher des solutions. L'opposition demande aussi que les autorités fassent le nécessaire pour rétablir la lumière. « Il faut arrêter ce gâchis ! Le gouvernement doit être plus transparent et il doit s'occuper davantage des préoccupations des Ghanéens », clame-t-elle.

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Certaines maisons et des petites entreprises ont droit à douze heures d'électricité et puis 24h sans courant. La vie quotidienne est donc extrêmement difficile. Certains employeurs demandent à leur personnel de ne pas venir et d'autres doivent même licencier. De nombreuses faillites sont également à craindre suite à cette pénurie d'électricité. Comment voulez-vous continuer à faire tourner un pays, où certains foyers ne reçoivent que trois jours d'électricité par semaine ? Quoi qu'il en soit, si le pays veut continuer à garder cette image d'un Etat paisible et stable, il faudra rapidement trouver des solutions sous peine de voir des manifestations dégénérer un peu partout. Mais le plus à craindre est cette activité économique qui tourne actuellement au ralenti.