Parmi les différentes ethnies et classes de la société du Népal, il en existe une qui s'appelle les « Dalits » qui signifie « les intouchables ». Cette minorité est la plus défavorisée du pays. Les mariages arrangés y sont pratique courante. Imaginez une jeune fille de 13 ans qui doit fuir son mari pour avoir la possibilité de vivre la vie qu'elle souhaite car ses parents l'ont forcée à se marier. C'est le futur de la majorité des jeunes filles dalits au Népal, à moins qu'elles acceptent leur sort à contre-cœur, faute de mieux.

En 1963, le Népal a officiellement interdit le mariage des mineurs. Mais les Dalits sont une communauté très pauvre vivant en marge de la société.

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Selon des organismes tels que l'Unicef, elles sont plus de 4 filles sur 10 à se voir imposer un mari avant d'atteindre leur majorité. Ces chiffres sont encore plus élevés lorsque que l'on exclut les Dalits vivant dans les villes. Dans ces secteurs, World Vision a des statistiques qui démontrent que la quantité de jeunes filles mariées avant l'âge de 18 ans est de 75%.

Cette tradition résiste toujours aux lois et aux guerres civiles car le peuple dalit vit en exclusion de la société. C'est le groupe le plus pauvre et ils ont peur des mariages interraciaux qui pourraient leur faire perdre leur identité.

Pour illustrer la différence marquante des revenus, dans la communauté de Simikot les toits en paille sont inévitablement ceux de maisons dalits et ceux en métal sont les foyers de la majorité.

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Les autorités népalaises expliquent cette différence marquée par une exclusion pluriséculaire. Ainsi, leurs coutumes sont demeurées. Le mariage des enfants en est un exemple horrible.

Le cas de Dana Sunar illustre bien à quel point cette tradition est abominable. Elle était l'unique dalit toujours célibataire à l'âge de 14 ans dans sa classe. Elle rêvait d'étudier à un niveau supérieur. Mais son rêve s'est abruptement interrompu lorsqu'elle a été enlevée pour marier un Dalit de 18 ans gagnant moins de 50 euros par mois. Ainsi, avant leur majorité, certaines se retrouvent avec plus d'un enfant et sans ressources pour les nourrir. Une tradition qui montre que le monde à encore beaucoup de problèmes plus importants que les jeux de frontières à régler. #Enfance