Apparu en Décembre 2013 en Guinée, puis en Sierra Léone et au Liberia, le virus #Ebola a déjà tué plus de 6000 personnes d'après les chiffres de l'Organisation Mondiale de la Santé. Quelque peu oublié par les médias ces derniers temps, il fait pourtant encore des ravages en #Afrique de l'Ouest.

En dehors du continent africain, Ebola a fait quatre victimes aux Etats-Unis (Texas) parmi le personnel hospitalier ayant traité un patient de retour du Libéria. Même cas de figure en Europe, où deux missionnaires rapatriés à Madrid sont décédés. Ainsi qu'en Allemagne et en Angleterre où des cas ont été reportés.

Mortel dans 70% des cas, le virus se propage rapidement par contact direct avec les fluides corporels de la personne infectée (sang, urine, transpiration, salive) .

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En première ligne de mire donc, le personnel hospitalier : médecins, infirmières et aides-soignantes. Parmi eux, 311 personnes sont décédées sur les 459 cas déclarés.

Si depuis décembre 2014 le taux de contamination et le nombre de morts ont diminués, il ne faut pas crier victoire trop tôt, ni relâcher les efforts. Car si les chiffres indiquent un recul de l'épidémie, David Navarro, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour Ebola met en garde les autorités sanitaires et la communauté internationale contre une baisse de la vigilance, et précise « qu'un seul cas suffit pour que tout s'embrase à nouveau » !

Des vaccins en cours de test... 

Ce dernier s'inquiète également de la récente difficulté à recenser les malades. Ainsi, « moins de 50 % des nouveaux cas sont détectés lorsque nous retraçons les contacts des victimes d'Ebola. Cela veut dire qu'une fois sur deux - et ce chiffre est énorme - un nouveau cas est pour nous une surprise. Une fois sur deux, nous ne savions pas que le malade avait été en contact avec une personne contaminée ». Allant plus loin, ce dernier ajoute que « non, la situation n'est pas sous contrôle ». D'autant plus qu'il n'existe pour le moment aucun vaccin homologué chez l'homme.

Actuellement, deux vaccins sont en cours d'essai en collaboration avec le National Institute of Allergy and Infectious Diseases aux États-Unis, et l'Agence de santé publique du Canada.

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Ces deux vaccins se sont avérés sûrs et efficaces chez l'animal, et la phase III des tests a déjà commencé au Libéria, en Guinée et en Sierra Léone. En attendant, le traitement thérapeutique le plus efficace reste encore la transfusion de sang et de plasma.