Les scientifiques, qui participaient au congrès de l'Association Américaine pour l'Avancement de la Science, sont très sceptiques quant à une possible éradication du virus Ebola cette année. Lors de la plus grande rencontre de scientifiques généralistes au monde, qui a lieu à San Jose en Californie, plusieurs scientifiques ont même tenu à réduire les propos quant à une éradication du virus d'ici avril 2015.

« L'épidémie pourrait se prolonger jusqu'en 2016 et les pays limitrophes ne sont pas encore prêts à y faire face », disait plusieurs d'entre eux inquiets de la situation. Ils ont d'ailleurs souligné que « les vaccins testés ne seront pas réellement prêts avant 2016 selon la majorité des grandes compagnies pharmaceutiques ».

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Ainsi, il faut mettre un grand bémol aux objectifs d'éradication que se mettent en tête les pays touchés.

La directrice de recherche de Médecins sans frontières, Iza Ciglenecki, a souligné que « le nombre de cas en Guinée et en Sierra Leone tend à augmenter au cours des dernières semaines. Ainsi, il est très difficile de prédire quand se terminera l'épidémie de cette fièvre dévastatrice ».

Le panel d'experts réuni à San Jose, composé de la Dre Ciglenecki, de Kenji Fukuda, qui dirige la réponse aux épidémies à l'Organisation mondiale de la santé, d'Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses du gouvernement américain, et de Stephen Gire, épidémiologiste de l'Université Harvard, premier à décrire la propagation du en Afrique de l'Ouest, était d'accord pour dire que « les perspectives de fin n'étaient pas pour cette année ».

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Le Dr Fauci mentionne que « contrairement à la grippe, où il est possible de vivre avec un petit nombre de cas, le virus Ebola rend les choses difficiles car il faut atteindre le zéro cas ». C'est une différence considérable.

Désaccord sur les infrastructures

La représentante de Médecins sans frontières a insisté sur le fait qu'il est essentiel d'avoir une strucutre internationale plus efficace. « Nous avons besoin d'un système d'intervention international plus rapide et plus fort », a-t-elle affirmé. Cependant, Kenji Fukuda, de l'OMS, croit qu'il faut d'abord solidifier les systèmes de santé de chaque pays de manière individuelle. Une différence de perspective fondamentale qui risque d'être débattue par les deux scientifiques en privée! #Etats-Unis