Sur la planète médiatique, en lisant les manchettes, il serait facile de croire que le virus #Ebola est éradiqué. Début d'essais cliniques, antiviral prometteur et une pandémie moins forte font les gros titres. Néanmoins, l'Organisation mondiale de la Santé insiste sur le fait que la ligne est fine entre une épidémie et sa stabilisation. Les cas de personnes atteintes sont en hausse depuis maintenant deux semaines. Et ce après un cours soulagement au mois de janvier.

En effet, en date du 8 février, 144 nouveaux cas ont été répertoriés par les autorités médicales des différents pays. Ceux-ci sont principalement situés en Guinée où près de la moitié des foyers d'infections ont éclaté; 65 pour être précis.

Publicité
Publicité

La semaine derrière, le modeste pays africain avait enregistré 39 cas. C'est proche du double! Dans l'ensemble de l'#Afrique, les nouveaux cas recensés sont passés de 122 à 144. « Le pic dans le nombre de cas en Guinée nous montre que les défis sont encore considérables pour arriver à l'enraiement de la maladie », disent les porte-parole de l'OMS.

Si les dirigeants se sentaient mieux au cours des dernières semaines, l'inquiétude revient au galop. Il est difficile de changer les coutumes de ces populations dont certaines sont à la base de la propagation du virus. Il y aurait eu plus d'une trentaine d'inhumations non sécurisées. Même si les organismes font de leur mieux pour informer les populations, ces rites funéraires sont bien ancrés dans les mœurs. Il n'est pas facile de les arrêter bien qu'ils soient des vecteurs de propagation importants.

Publicité

La Croix-Rouge de la Guinée a lancé un appel aux communautés du pays afin de mettre fin aux actes violents à son égard afin de pouvoir traiter adéquatement ceux qui subissent cette horrible fièvre.

Des nouveaux cas ont été déclarés près de la Côte d'Ivoire et la capitale guinéenne est très fortement touchée. Ces mauvaises nouvelles arrivent quelques heures à peine après l'annonce des Américains de retirer leurs troupes en exercice d'aide humanitaire dans ce secteur.