Les islamistes ont écouté le verdict émis par le juge. Ils sont 183 à être condamnés à mourir pour avoir exécuté des policiers. Les autorités judiciaires de l'Égypte ont, de plus, confirmé la mise sur pied d'un autre procès, un quatrième, pour espionnage contre l'ancien dirigeant Mohamed Morsi le 2 février dernier.

L'ex-président est accusé d'avoir fourni des informations au Qatar et est accusé de trahison et d'espionnage. Il avait été arrêté par l'actuel président, et chef de l'armée à l'époque, Abdel Fattah al-Sissi. Il devra se présenter devant le juge le 15 février prochain. M. Morsi est loin d'être sorti de son calvaire.

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Ce dernier, qui était le premier chef d'État élu en Égypte, fait face à des peines de mort dans trois autres causes. Les membres de son groupe, la confrérie des Frères musulmans, sont sur la liste des groupes terroristes selon l'Égypte.

D'ailleurs, 183 des 188 sympathisants de ce groupe ont été reconnus coupables d'avoir tué 13 membres des forces de l'ordre à l'été 2013. Ces derniers ont reçu un verdict de condamnation à mort. Pour faire un petit rappel des faits, ils faisaient partie des manifestants qui ont pris d'assaut un bureau de police suite à l'exécution de 700 sympathisants de M. Morsi.

Les autres ont eu la chance de voir leur peine être diminuée et deux ont été acquittés des méfaits accusés.

Les réactions ont été vives et rapides. Amnesty International a qualifié ces condamnations de « scandaleuses » disant que ce procès « démontre l'indifférence de l'Égypte pour le droit national et international ».

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L'organisme désire voir les sanctions annulées et voir des procès équitables selon les lois internationales être tenus.

Washington a mentionné ses préoccupations quant à ces condamnations. Selon eux, " il est impossible d'avoir une procédure judiciaire juste avec des procès de masse tels que le font les Égyptiens ".

Ils sont plus de 15.000 personnes, en grande majorité des Frères musulmans, à avoir été mises sous détention. Avec des procès de masse, les accusés n'ont pas la chance de faire valoir leur cause. #Terrorisme