Le dossier de l'oléoduc Keystone XL de la corporation TransCanada, qui permettra d'exporter le pétrole des sables bitumineux de l'Alberta vers le Texas en passant par le Nebraska, est sur le point de connaître son dénouement après plus de six ans de batailles partisanes à Washington, et de batailles judiciaires dans les différents Etats impliqués. Controversé pour les enjeux environnementaux, le pipeline a été approuvé par la majorité républicaine au Congrès ce mercredi 11 février.

Maintenant, c'est au président américain de garder la ligne dure. Il a déjà mentionné qu'il y opposerait son droit de veto. Mais ce droit de veto n'est pas une certitude de voir le projet mourir.

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La loi votée aujourd'hui lui enlève le pouvoir d'émettre le permis de construction. #Barack Obama veut garder ce dernier afin de s'assurer personnellement du respect des enjeux environnementaux. Au fil des six ans de dispute, Keystone XL est devenu emblématique pour les deux principaux partis politiques du pays. D'un côté - celui des Démocrates - préoccupations environnementales, de l'autre - celui des Républicains -enjeux économiques. C'est le bras de fer qui se joue depuis trop longtemps.

Les enjeux partisans sont en train de prendre le dessus sur le fond du problème. Les milliards engendrés par le pipeline valent-ils les risques de déversement qui y sont liés? Des manifestations ont lieu depuis plusieurs semaines par les environnementalistes qui ont même eu droit à de l'intimidation du FBI dernièrement.

Mais les fuites sont plus ou moins inévitables à un moment ou à un autre.

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TransCanada n'a pas démontré sa capacité à les détecter sans de possibles catastrophes. L'autre préoccupation de Barack Obama était liée aux émissions de gaz à effet de serre. Mais, un rapport du département d'État démontre que les Canadiens vendront leur pétrole ailleurs si ce n'est pas aux États-Unis. Ainsi, quoiqu'il arrive, Keystone XL n'influera pas sur l'empreinte environnementale américaine.

Maintenant, il doit convaincre les gens que les 42.000 emplois engendrés ne valent pas les possibles déversements. Une tâche qui risque d'être difficile face à des adversaires politiques déterminés qui possèdent l'appui du premier ministre du Canada, Stephen Harper. #Etats-Unis